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Portes du paradis

Oraisons monacales

Maximes et traits

 

 


"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Mardi 11 mars 2008

undefined George Orwell aurait pu l’écrire ! C’est ce qu’on ressent à la lecture de ce petit chef d’œuvre, 12h12 : scission au Mouvement Démocrate, premier roman de Patrick Mouiller qui pour le coup fait une entrée fracassante dans le cercle très fermé des grands maîtres de la littérature d’anticipation. Salué par une critique dithyrambique, ce roman très largement inspiré de l’actualité nous plonge dans une atmosphère angoissante en pleine période d’élections municipales, dans une petit bourgade Boë., où trois candidats (UMP, PS et MODEM) se disputent la mairie que le maire sortant (Lucien Trompette, socialiste) dirige avec quelques difficultés. 
Opération marketing ? pas vraiment selon l’auteur lui-même qui fustige ses détracteurs dans une préface décapante : « Tous ceux qui m’accuseront de profiter d’une période opportune sont des bonimenteurs malhonnêtes, je leur répondrais d’ailleurs que j’ai entamé l’écriture de ce livre il y a plus de trois mois, alors vous voyez bien qu’il n’était pas question de quelques élections que se soient. » Suspens implacable, style déconcertant, ce bouquin a tout pour faire parler de lui. L’histoire, du même ordre, qui se déroule entre le premier et le second tour, en est toute aussi palpitante : ainsi à l’issue d’un premier tour rocambolesque, les trois partis sus-cités se retrouvent au coude à coude. Or le candidat du Modem hérite d'une position d’arbitre. Lui seul décidera de l’issu du scrutin. Et il a seulement deux jours pour trancher : soit s'allier avec l’UMP, soit avec le PS (sachant qu’il ne pourrait se maintenir seul.) Une nuit d’anthologie vous emporte dans les plus ténébreuses arabesques de la pensée humaine. Que va-t-il choisir ? La tension est à son combre. Lorsque le soleil se lève, la décision n’est toujours pas prise : une course poursuite contre le temps s’enclenche. Et finalement il choisit ! Il est pile midi, le candidat a faim et fort soif, alors, il se jette à l’eau ! Ce sera l’UMP ! Avec ses colistiers, le voilà qu’il festoie allègrement à la victoire prochaine. Mais lorsque sonne 12h11, coup de théâtre, Maurice se lève. Et par une phrase rêche, le voilà qu’il fustige la tête de liste son parti : « Je m’allierais avec le PS ! » Après de longues minutes de silence, une cohue générale s’installe. « Eh déconne pas Momo ! » « Enfin, merde, tu t’es engagé ! » Mais des proches défendent Momo. « Il a raison ! Suivons-le ! » Le chapitre finit dans les larmes et le sang. Vient alors le jour des élections, où s’oppose donc l’UMP, qui a fusionnée avec le Modem, le PS, qui a fusionné avec le Modem et enfin, le Modem : « pour une alternative au centre ! » Bref, un grand moment de littérature où le véritable paradoxe de l’existence est enfin élucidé.

Quant au titre, si effectivement la scission a lieu à 12h11, « c’était pour que sa fasse mieux » que 12h12 a été retenu selon les propres indications du génial écrivain.

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12h12 : scission au Mouvement Démocrate !, Patrick Mouiller, Grasset (Prix 2008 du meilleur thriller au Festival de Trollin-sur-Lignon.)

 

« Lorsque la tête de liste s’aperçut qu’un de ses compagnon rechignait méchant, son visage s’encanailla et pour montrer son agacement, il déclama : « D’abord moi j’en ai rien à foutre si t’es pas content tu te casses : indépendance et liberté sont les maîtres mots de notre parti ! » Atterré par ce discours, l’autre tira sa révérence dans un capharnaüm inaudible. Seule l’histoire retiendra sans doute un : « Allez vous faire foutre ! » lâché avec dégoût devant ses camarades consternés. La tête de liste se leva de sa chaise et dit : « Eh bien messieurs, j’en appelle à François Bayrou ! » Tous s’esclaffèrent bruyamment...»

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Lundi 10 mars 2008

                     MUNICIPALES 2008 

Démocratie !... Phare du monde, reine de la lumière, archange céleste ! Guide nous vers la vérité ! Hier, tu étais sollicité par les hommes, O déesse… Il y a avait les municipales… Les urnes, l’isoloir, le bulletin, toute la cohorte… Les français ont voté. Et qu’ont-ils dit, les français ? Ils ont désavoués le président, le gouvernement ? Ils font un boulevard pour la gauche !? Que diable s’est-il passé ? Pour en savoir plus, allons analyser la situation électorale des 4 routes de Nébouza, petite bourgade de l’est de la plaine du Forez, nommée par le blog Lukaleo « village le plus représentatif de France »…

 

Les 4 routes de Nébouza, hameau tranquille de 400 nébouzeux, perdu dans le verte campagne auvergnate, avec de douces maisons de pierres charpentées, une petite église attendrissante, des toits tout noir en ardoise, et joliment pentus pour faire dégringoler la neige en hiver, et puis bien sûr, une petite place fleurie, avec tout devant, une mairie… Pour sa conquête, sont candidats, les listes suivantes et leurs meneurs respectifs :

-          George du Biais, le maire sortant (UMP) : « Vivre mieux aux 4 routes »

-          Maurice Selles, (PS) malheureux adversaire du maire de droite depuis 1995 : « La voix des nébouzeux »

-          Philipe Billot, (Modem), à la campagne fort dynamique : « Les 4 routes de Nébouza, tout droit ! »

-          Notons aussi la candidature d’un marxiste-léniniste, Karl Rapine (LCR), d’un nationaliste notoire, François Dupond (FN), et de Max Ziegler, un écologiste bobo, tout droit venu de la ville avec sa famille, et installé depuis peu à la campagne, pour se « ressourcer dans un habitat respectueux de l’environnement  ».

 

La campagne fut passionnée, haletante et fit retenir son souffle à un village qui se demandait bien si son maire allait être réélu, où si la gauche allait prendre le pouvoir… L’effet anti-Sarkozy allait-il renverser l’équipe en place ?... et puis, que nous réservaient les centristes ?  Dimanche avait donc lieu le vote, et le soir même, vers 20 heures, la vérité du premier tour éclata aux visages des Nébouzeux, blêmes :

-          Maurice Selles (PS) : 39 %

-          Georges du Biais (UMP): 36%

-          Philipe Billot (Modem): 21 %

 

Les Nébouzeux n’en reviennent pas ! La gauche est en tête, elle vient de faire une belle poussée…  Mais tout de même, la droite ne résiste pas trop mal : cela aurait pu être pire pour George du Biais. Pas de surprise pour les candidats totalitaristes de la LCR et du FN, ils n’ont recueillis qu’une seule voie, les leurs ; quant à l’écologiste, il peine au 5 %...Ce sera donc serré entre le gauche et la droite ! Cela promet d’être passionnant, avant dimanche prochain ! Le problème, c’est de savoir ce que va faire le candidat Modem ! Il va se présenter pour la triangulaire ? Il va soutenir le maire sortant ? Son opposant ? On n’en sait rien ! Mais tout va dépendre de lui ! Il va décider du prochain maire, en somme ! Mince ! Quel suspens ! C’est indécis ! C’est palpitant ! Philipe Billot, le centriste, a dit le Coin-Coin de Boën, journal régional, qu’il réfléchissait. Les deux autres disent être ouverts à toutes propositions… Rendez-vous lundi prochain, pour décortiquer les résultats de la veille ! Vivement dimanche !  

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                                                                                              Buste de Marianne à l'éffigie de Roselyne Bachelot

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Dimanche 9 mars 2008

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Samedi 8 mars 2008

            Chaque année la journée internationale de la femme suscite de vives polémiques : pourquoi que la journée de la femme elle dure qu’un jour ? Et pourquoi d’abord la journée de la femme, c’est pas tous les jours ? Et pourquoi…..Mais tu vas la fermer oui ! Ces réflexions qui sentent à plein nez l’émancipation et la syntaxe négligée (et dieu sait si j’aime pas ça !) traduisent non moins le désir d’émancipation de ces dames que leur désir assoiffé de vengeance ! - Chronique d’une menace qui fait froid dans le dos -


undefined La vague d’émancipation qui s’est déclenchée il y a plusieurs décennies ne cessent de grossir et d’entraîner avec elle de plus en plus de remous à en faire pâlir le navire du sexe fort qui poursuit malgré tout sa route inaltérable, fier et digne. Lorsque je porte mon œil avisé sur le monde, que vois-je ? Je vois des femmes qui singent d’être soumises à une domination despotique mâle ! Je m’insurge ! Procédons à un bref aperçu historique. L’homme, puissant et viril s’est vu dominer le deuxième sexe qui déjà faisait preuve de faiblesse. Ainsi, il l’a modelé selon son idéal (est né alors l’idéal féminin). Hélas, l’homme, aveuglé par sa propre création s’est mis comme un con a éduquer sa dulcinée. Or aujourd’hui, elle se venge !  Faut-il en conclure, comme l’écrit François-Pierre Lephallus dans son dernier ouvrage¹, « au déclin pur et sans appel de la masculinité telle qu’on la connaissait alors ? » La question est légitime. Pourtant, il est d’une part évident que le sexe fort n’a pas dit son dernier mot et qu’il n’y a pas une franche union du sexe opposé, miné en partie par l’individualisme triomphant de ce début de millénaire. D’autre part, avoir l’illusion qu’un jour il y aura une parfaite égalité entre les sexes s’est faire preuve d’une profonde naïveté. Et les émancipées le savent bien ; d’où leur volonté de vengeance.

 

Mais finalement, où est l’erreur principale dans notre problème ? Elle est dans la vengeance, mes amis ! C’est indubitable. Les femmes en puissance ont le sentiment d’être inférieures aux hommes et jugent qu’ils sont responsables de leur malheur ! N’a-t-on jamais entendu pire délire depuis l'affaire du vase de Soisson ? Car dans cette logique, cela signifie que les aspirations des femmes ne sont absolument pas différentes de celles des hommes ! Et voilà l’erreur des féministes ! Elles veulent faire des femmes, des hommes ! Par jalousie ! Or, ce que l’humanité a besoin, c’est d’une féminité indépendante, pas d'un copier-collé de l'homme, aux aspirations différentes et non une imitation grossière, que dis-je, vulgaire. C’est en se détournant de la vengeance qu’elles pourront « s’émanciper » ! La libération de la femme n’a donc été qu’un nouvel emprisonnement. Se détachant des mannes des hommes, elles s’y sont rattachées bêtement dans le but de suivre les pas de ceux-ci et pour un jour les dominer, se venger.

 

D’ailleurs, les hommes les y aident bien, inconscients qu’ils sont, en promulgant des lois de mixité et autres absurdités de ce genre. Mais les femmes ne sont pas encore prêtes ! Et surtout, loin d’être unifiées dans leur combat vain. Parallèlement, ce symptôme traduit la cécité imbécile des hommes qui sont uns par uns happés par la cause féminine ! De même, je déclare ici que les homosexuels sont des lâches ! En se féminisant, ils prévoient déjà une société entièrement aux mains du deuxième sexe ! Ils se plaçent ! Voilà encore la preuve de leur dessein funeste !

 

Mais revenons à l’actualité du jour et à cette journée internationale de la femme. Rappelons que cette manifestation tire son origine des revendications du début du siècle dernier qui s’étendaient du Nouveau monde au Vieux continent. Et que demandaient-elles alors ? Des meilleurs conditions de travail et le droit de vote ?! Alors, heureuses ?



undefined Preuve de l'égalisation des sexes : on a coupé la tête à Olympe de Gouges ! 

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¹ Les hommes viennent de la Terre, les femmes viennent de Pluton, © 2001, ed. Trisomie 21.

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Vendredi 7 mars 2008

La politique, au bout du compte, c’est un art. Attention nous parlons bien de la Politique, avec un grand P !... La noble, la belle, la pure, façon gréco-romaine : il s’agit de celle des « affaires » de la cité, de la conduite de l’Etat, en somme, du Pouvoir (et pas de la vulgaire politique politicienne, qui concerne elle, la conquête du pourvoir seulement) ! Ainsi, la Politique céleste possède, comme tout art qui se respecte, des génies et des ratés, des visionnaires et des imitateurs, des succès et des flops, et puis bien sûr, des mouvements…

undefined Il apparaît que la politique du président Sarkozy, bien que récente et fort changeante, rentre dans un courant artistique, le Baroque, comme en réaction (en rupture, diront certains) au Classicisme des années mitterando-chiraquiennes. Les différences sont nombreuses et fondamentales : le baroque sarkozyen se caractérise, des mots mêmes de Wikipédia, par l’exagération des mouvements, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance et la grandeur parfois pompeuse : on parle de rococo, de bling-bling… cette politique là est l'antithèse du Classicisme, que l’on pourrait outrageusement caricaturer en disant qu'il s'agit d'une froide imitation des anciens de l'antiquité (Charles de Gaulle et autre monarque pompidolien)… 

Dans la conduite des affaires, des dissemblances intolérables se font sentir : là où le président classique s’exprimait deux fois par an (le 14 juillet et en toute fin d’année), le président baroque pond un discours par jour. Le président classique ne sortait qu'une fois pas mois de son palais de l'Elysée (de style classique), le président baroque n'y est jamais, et tâte en moyenne 7358 mains par jour. Le président classique fait des discours froids et académiques, le président baroque tient à faire l'événement chaque jours, à accoucher d'un polémique stridente dès qu'il le peut, en quelque envolée lyrique guainoesque. Le classique sait que le prestige du chef naît de son mystère, le président baroque pense que son prestige vient au contraire de son exposition, et pour ainsi dire, il n'hésite pas à nous montrer son cul. Le classique épouse des femmes de sang bleu dotées d'un sérieux à faire cailler du lait frais, l’autre, tombeur de ses dames et Casanova oblitéré, divorce, use de sa main droite pendant trois jours et se marie avec la première courge nymphomane qui se présente à lui. 

L'un a bien compris qu'il était là pour incarner le pays et lui montrer le chemin en défendant une « certaine idée » de la France, l'autre hésite entre le gouverner tout seul depuis son bureau, ou laisser aux ministres une marche de manœuvre suffisante pour qu'ils puissent décider eux-mêmes de leur agenda…
Le classique entretient des rapports bienveillants et paternels avec le peuple, le baroque, lui, n’y va pas de mains morte, est sait insulter le monde avec révolte en causant comme le plus vulgaire tourneur fraiseur. Roc insubmersible et solitaire, le classique sait garder son calme, même prit dans la tourmente de la vindicte populaire ; le baroque trépigne, et à la première mauvaise réflexion, rentre en Transverbération courroucée…
Le classique est stoïque, figé dans le marbre, joliment décoré, le baroque, lui, est en mouvement, fourmillant, expansif et ostentatoire. L'un est un monarque, l'autre est une star, mais les deux sont élus...
 

Les français semblent préférer clairement le classique. Faut dire, un demi-siècle de classicisme, ça se balayent pas en deux secondes. Faut dire aussi que le baroque, ça lasse vite : ne dit-on pas que tout ce qui est exubérant est insignifiant ? Sarkozy, insignifiant ? On aurait dit que Fillon l’était plus !  

Sark-lys-e.jpg                                                       La boule d'énergie baroque du président passera-telle dans l'ère classique de ses gardes républicains pisse-froids ?
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Jeudi 6 mars 2008

Avec sa politique féministe, le premier ministre espagnol semble fort séduisant(e)........

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Publié dans : Faciès
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Mercredi 5 mars 2008

undefined     Que voilà donc que le blog Lukaleo repart ! En effet, après une longue période brumeuse de léthargie intellectuelle, d’hibernation journalistique et de torpeur satirique digne des plus beaux spécimens cadavéreux du Père-Lachaise, notre blog récemment hâve et livide, reprend ce qu’il conviendrait d’appeler du poil de la bête en une résurrection miraculeuse qui restera, j’en suis sûr, dans les fraîches anales de la blogsphère imbécile. Aussi, que serait le blog Lukaleo, sans son plus vaillant et emblématique chroniqueur acariâtre du mercredi noir, moi, Ronchon, chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, et qui s’en va répandre son venin belliqueux sur le toile, comme au bon vieux temps, pour la cinquante-huitième fois…

     Mais avant de causer d’actualité, revenons en quelques lignes bien senties sur la mort clinique de notre blog favori… Rien de bien méchant en vérité… Simplement, voyez-vous : une certaine lassitude, une perte d’inspiration subite, un ras-le-bol éminent, et puis disons-le, une crise existentielle, surgissant tout droite d’un contenu éditoriale bâtard oscillant périlleusement entre satyrisme pur et dur, et de la création artistique détachée de tout rapport journalistique avec l’actualité brûlante. Dans ces conditions délétères, une cessation d’activité fut proclamée, habilement dissimulé sous les apparats dramaturgiques d’une mort annoncée. Une pantomime puérile qui est aujourd’hui terminée : notre plate-forme culturelle multimodale est de retour, et ce sera pour longtemps, avec tenez-vous bien, pas le moindre changements franchement décisifs au niveau du contenu. On repart, comme avant, avec peut-être plus de texte. Enfin, non en fait. Voilà, rien de bien folichon, convenez-en.

      Mais tandis que le blog Lukaleo procédait mollement à sa lente décomposition, le monde lui, n’en a pas fini de vivre dans la plus fatigante frénésie… c’est d’ailleurs là problème : on ne peux pas comprendre ce monde, il change trop vite.  Par ailleurs, je refuse tout net de causer du prix de la baguette de pain, ni des pantoufles en velours de madame Martin qui habite Garges-lès-gonesse, comme le ferait le premier journaliste, depuis vingt ans à treize heures sur TF1. Très peu pour moi. Parlons plutôt d’une chose qui me semble être de l’information, de l’actualité, de la vraie, de la grande, de la fameuse. Il s’agit naturellement des palpitantes élections américaines, et plus précisément, de l’étrange cas du candidat Obama.

         Voyez-vous, contrairement à tout le monde en France, je n’ai aucune tendresse pour cet Obama. Ni voyez-là aucune trace de racisme anti-noir à la Klu-Klux-Klan, aucune emprunte d’anti-conformisme ou la volonté obsessionnelle chez moi de faire chier le monde (quoique…) mais plutôt le fruit spirituelle d’une réflexion intense sur le sujet de ce candidat démocrate atypique, qui est aussi réjouissant qu’affligeant. Réjouissant car il est la preuve (en tout cas son succès) que l’Amérique a profondément changée, et pour une fois, en bien. Ce pays est prêt à mettre un noir à sa tête, le monde est au bord d’avoir pour premier personnage, un homme de couleur…  1848, rien qu’en France, c’est quand même pas le bout du monde, voyez donc un peu le chemin que les occidentaux ont parcouru (et cela indépendamment du fait qu’Obama n’est pas un descendant d’esclave mais celui d'un vulgaire immigré...)

          Mais le problème, c’est qu’au fond, Obama, s’il casse la baraque (…je n’ai pas peu m’en empêcher), c’est uniquement parce qu’il est jeune et noir… D’un talent stratégique et oratoire hors normes, notre homme a su faire de ses spécificités à premières vues handicapantes en politique, des avantages monstrueux capables de renverser une machine bien huilée à la Clinton. Son succès, et ce n’est pas vite aller en besogne que de le dire, est basé uniquement sur sa couleur, et sur sa jeunesse : ce type est tellement jeune qu’évidement, il n’a pas encore eu le temps de faire des conneries… Du coups, ses adversaires sont bien emmerdés pour l’attaquer : il n’est rien, Obama c’est un grand vide… Ce type est un projet. Une chose en devenir. Mais à part hurler constamment qu’il veut le changement, il ne dit rien aux américains. Et c’est en cela qu’il est affligeant. Ce n’est rien qu’une image, une image bien jolie, mais une image. Et les images, quand elles gouvernent la première puissance du monde, ça fait du grabuge. Remarquez, c’est exactement la même chose quand c’est des fous furieux qui la gouvernent… et je dis ça pour l’autre brute, McCain…

        Voilà pourquoi, vu de France, je serai tenter de dire que le meilleur, c’est la femme à l’autre pervers. Du reste, depuis l’autre côté de l’Atlantique, j’imagine que les choses, se déforment un peu. Et puis, de toute façon, je voterai pas, donc ce que je pense… d’autant plus que je n’ai jamais rien vu d’aussi complexe qu’une élection présidentielle américaine… avec la Théorie Générale, de Keynes, la loi de la relativité, d’Einstein, la phénoménologie de l’esprit, de Hegel, et un plan pour étagère de chez Ikea…

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Barack Obama n'est pas plus que les autres hommes politiques, étrangers à l'hypocrisie...

Publié dans : Chroniques de Ronchon
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Mardi 4 mars 2008

Mon dieu ! Regardez ! Il revient parmi nous ! Aïdigalayou revient ! Sentez ! Il palpite......il reprend vie........C'est incroyable ! Son coeur bat.....oui........Touchez ! Voyez ! Il bouge ! Il redescend parmi les hommes ! Goûtez ses subterfuges. Entendez sa voix ! Il vous appelle.........! C'est le signal. Friponnerie et malversation ! Le voici !


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Alors, souvenez-vous de ce jour, souvenez-vous de ce quatre mars de l'an de grâce deux mille huit, souvenez-vous de ce jour qui marque, après deux mois de vide profond et d'absence intolérable, le retour imminent du.....

BLOG LUKALEO ! 

Alléluia ! Alléluia !


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