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Portes du paradis

Oraisons monacales

Maximes et traits

 

 


"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Vendredi 30 novembre 2007
Publié dans : Fragments posthumes
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Jeudi 29 novembre 2007
Publié dans : Fragments posthumes
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Mercredi 28 novembre 2007

     Vivaldi, Rossini, Verdi, Salieri, Bellini, Donizetti, Piccinni, oui, mais pas n’importe lequel : il faut garder sa dignité, bordel de merde. Voilà, ce que je me dis, en commençant cette cinquante-quatrième chronique, moi, Ronchon, chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité et qui s’en vient vous parlez d’un thème qui n’est autre que les principaux événements de ses derniers jours, en tous cas ceux dont il m’amuse de causer, bande de cuistres, comme j’ai de plus en plus l’habitude de vous nommer.

         Or donc, il m’amuse de causer de notre président. Comme à son habitude, il est partout, au point que les actualités françaises  se devraient d’être rebaptisées incessamment sous peu : « Où diantre en est le p’tit gars ? » Eh ben, pas plus tard qu’avant-hier, il était en Chine, le p’tit gars. Avant de toucher au vif du sujet, reconnaissons une bonne fois pour toutes que 20 milliards d’euros de gagner, ça ne fait jamais de mal, et qu’ensuite, le fait qu’il s’en glorifie est de bonne guerre, surtout quand on pense aux piètres performances commerciales de son prédécesseur, qui a pour ainsi dire, la justice aux trousses. La justice aux trousses, ce n’est pas le cas de monsieur Hu Jintao, président de la Chine et hôte du notre, qui bien qu’étant l’actuel leader de la plus grosse dictature du monde, bafouant liberté fondamentale, de presse et d’expression en martyrisant des peuples entiers, ne risque strictement rien, pas même une petite demi-heure de morale de la part du nouveau chef du pays des Droits de l’homme. Sarkozy est venu vendre, un point c’est tout.

          Avant de nous offusquer de cet ignoble comportement lâche et méprisable, tentons de réfléchir : la Chine est une infâmante dictature, où règne sans partage la terreur communiste. Et il se trouve que cette situation ne se résoudra pas parce que monsieur Sarkozy en fait la pieuse demande dans un discours guainoesque. Ensuite, à quoi bon risquer de froisser le plus gros marché du monde pour un combat certes primordial, mais totalement désespéré sous la forme qui consiste à dire : « eh, les copains, ce serait bien que vous arrêtiez de pas respecter les Droits de l’Homme ! » Aussi, Sarkozy est-il allé me semble-t-il le plus loin possible sur le sujet. Et n’oublions pas que ce ne sont pas les avions qui manquent : les chinois peuvent bien se fournir ailleurs, si les enfants de chœur sanguinaire.JPG jacobins du pays du fromage les emmerdent. C’est malheureux, mais c’est comme ça. Par ailleurs, si on devait arrêter de commercer avec tous les pays qui ne respectent pas les droits de l’homme, alors nous redeviendrons à coup sûr une économie aussi fermée que la Corée du Nord.

        Mais à peine revenu de son voyage mandarin avec Rachida, maman, fiston et tonton Raffarin, que le p’tit gars reçoit les parents meurtris par la mort beauvillésoise des deux jeunes tués par une voiture de police dans des circonstances qui restent relativement mystérieuses. Ce geste avait évidement pour but de calmer la jeunesse banlieusarde du coin, qui semblait commémorer avec réjouissances les événements de 2005 (imaginez un peu s’il recevait les parents de toutes les victimes de violence routière). Par ailleurs la mémorable déclaration qui s’en est suivi mérite analyse : « Tirer sur un policier, c’est un crime »  Voilà en effet qui remet les pendules à l’heure, et qui prend par ailleurs les gens pour des truffes, parce que depuis le chiraquien fameux « J’ai décidé de dissoudre l’assemblée Nationale » de 1997, on n’avait rien entendu d’aussi con.

        Tandis que le pouvoir d’achat continue sa lente et grondante progression, que d’infâmants consommateurs véreux de pustules dégoulinants achète le dernier téléphone portable hors de prix, que les jeunes cons continuent de se battre avec courage pour sauver l’était déplorable des universités, que les cheminots recommencent à creuser dans la soute à charbon, et que François Bayrou n’en finit plus de sa douloureuse et interminable traversé du désert, se profile à l’horizon : le cul de Robinson !

                                 Voilà c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !

Publié dans : Chroniques de Ronchon
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Mardi 27 novembre 2007
Publié dans : Fragments posthumes
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Lundi 26 novembre 2007
Publié dans : Fragments posthumes
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Dimanche 25 novembre 2007

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Publié dans : Michel & Robert
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Samedi 24 novembre 2007

Toutes les nuits Jean-Pierre se levait pour se rendre compte du temps qui passe. Durant des heures, il contemplait sa pendule blanche au tic-tac maladif. A chaque instant il s’efforçait de remarquer à quel instant les aiguilles bougeaient sans pourtant même y parvenir, ne saisissant plus le cliquetis métallique de la trotteuse qui lui tapait sur le crâne lorsque parfois, il se rendait compte de l’inhumanité de son timbre. Il n’était pas rare, en ces minutes douloureuses, qu’il titubât jusqu’à perdre entière lucidité. Et puis, il était toujours saisi de cette sensation qui revenait : celle d’être perdu dans une immensité temporelle et sans limite effroyable, alors que les aiguilles poursuivaient leur chemin déjà tracé dans le sens, celui que vous savez. C’est à cet instant intense que Jean-Michel poussait son fameux cri ; son cri d’horreur sur l’an mille... 

le cri d'horreur sur l'an mille

Publié dans : Fragments posthumes
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Vendredi 23 novembre 2007

Après la Lybie, la Russie et le Tchad, Nicolas Sarkozy visite la Chine.

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Publié dans : Actualité
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