Chorégraphe de génie, danseur d'exception, Maurice Béjart était loin d'être bête comme ses pieds !
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- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable -
Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce
support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques
de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous
sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de
fierté :
Chorégraphe de génie, danseur d'exception, Maurice Béjart était loin d'être bête comme ses pieds !
Comme un rictus d’encens explose mes zygomatiques lorsque l’on
m’évoque innocemment le nouveau mai 68, qui exploserait dans la France sous les pavés de ce début de millénaire incertain. Oui, en effet, je me marre doucement, pire : je m’esclaffe
bruyamment, moi qui suis pourtant le chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, et qui s’en va vous causer en cette cinquante-troisième chronique d’un sujet
grave : la grève des cheminots, des étudiants, des avocats, des maîtresses d’école, des pêcheurs, des hôtesses de l’air et du président de la République.
Certes, vu sous cet angle, ça pourrait bien
nous rappeler mai 68. Cependant, c’est totalement faux, et pour des rasions que je ne vous ferai pas l’affront de constater : d’abord, l’état paraplégique de la France de Julliard et de
Bernard Thibault, est moins avancé que celle de Cohn-Bendit. Ayons, bandes de cuistres malpolis, l’honnêteté de le reconnaître. Ensuite, et je me tue à la répéter, ceux qui manifestent et qui
cessent le travail, le font, non pas pour changer le monde comme les mai-soixante-huitard, mais pour conserver certains privilèges, où lutter contre des lois. En même temps, on peut comprendre le
mécontentement des avocats, qui ne peuvent en effet supporter une réforme aussi maladroite de la part de la garde des sceaux, dont la capacité d’écoute n’a d’égale que la présumé turbulence du
jeune François Fillon. Par ailleurs, quand les mecs de la justice foutent la merde, c’est qu’il y a un gros problème.
Mais ce n’est pas le cas des
cheminots : eux, ils font grève dès qu’ils en ont le plus infime prétexte. C’est dégoûtant. Surtout quand on se plaint d’un horrifiant problème de pouvoir d’achat, et qu’on n’est
parallèlement pas sans connaître les désastreuses conséquences salariales que pose une grève. Quand on est pauvre et que son métier consiste à appuyer sur une
manivelle, on ne fait pas grève pendant la moitié de l’année, en sachant pertinemment qu’elle ne sera pas rémunéré. Ou alors, si on fait ce douloureux sacrifice, c’est que le jeu en vaut la
chandelle : les régimes spéciaux la valent-ils ? Non, c’est certain, quand on vit jusqu’à
quatre-vingt ans, que le nombre d’actifs diminue de plus en plus fortement, alors que le nombre de retraités augmente, il n’y a
pas d’autres solutions que de cotiser plus longtemps. Ou alors c’est la porte ouverte à n’importe quelle dérive : notamment la retraite par capitalisation, terme gentillet qui veux en fait
dire « chacun pour sa pomme ». Et moi, ce n’est pas pour dire, mais qu’elle jouissance de savoir que c’est les jeunes qui payent ma retraite !
Or donc, les cheminots font ce qu’ils savent le
mieux faire, et pour une raison aussi pertinente qu’une vanne de Laurent Ruquier. Par ailleurs, laissons de côté les minables estudiantins bloqueurs, dont la perpétuelle révolte n’est pas plus
objective que la caducité intellectuelle qui en nimbe la plupart, et qui luttent contre, rappelons-le au passage, une loi dont le contenu est aussi inexistant que l’optimisme dans le Voyage
au bout de la nuit. Sur ceux, parlons du plus grand gréviste de France : Sarkozy. Ah ! On ne le voit plus le Speedy Gonzales Elyséen, omniprésent dans les médias, qui parle tous
les jours. Heureusement qu’il reçoit un ou deux dictateur en gestation de temps en temps, parce que sinon, on se demanderait presque s’il n’avait pas une migraine grosse comme la Colonne de la
Bastille. C’est comme qui dirait une instabilité présidentielle....
Voilà c'est
tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !
Redoublant pour la quarantième fois consécutive sa Terminale, qui d’autre que Jean-Pierre pouvait réellement se dire
« grand témoin de la nullité intello-culturelle de notre jeunesse blafarde » ?
Pas de trains, la grève continue...
Supputations