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Portes du paradis

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"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Les billets de Marcel Tripoux

Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 23:07

            Depuis pas moins d’un demi siècle, les gros poursuivent interminablement leur OPA inamicale sur une domination mondiale jusqu’ici maigre quoique aujourd’hui dangereusement menacée. En effet, au sortir fatal du siècle dernier, aboutissement vespéral d’une civilisation foisonnante de richesses intellectuelles et de complexités psychophysiologiques mais également prémices d’un monde à l’agonie,  trouve son avènement dans un constat général de surpoids pondéral de masse, qui pourrait bien être à l’origine d’un conflit diplomatique et planétaire inéluctable, et pourtant, pourtant.

 

            Purs produits d’une américanisation sans limite, principalement jeunes et avides d’hamburgers adipeux ou d’autres boissons caloriques que je ne nommerais afin de ne pas faire de publicité pour Coca-cola ou Orangina, les gros bénéficiaient d’une condescendance tendant parfois à la bigoterie. Entretenant un physique grossier et primitif, sous lequel ils pouvaient encore, gaiement clamer haut et fort qu’ils suivaient un régime sans attirer sur eux toute la haine et l’indignation de leurs compatriotes, les enjeux du troisième millénaire semblent fondamentalement changer la donne.

 

            En effet, loin d’être dupes, les nouvelles générations de maigres dénichèrent la supercherie : « Les gros nous endorment ! Ils nous roulent dans la farine ! » Ainsi, les maigres ne tardèrent pas à réagir face à ce qu’ils appelèrent désormais : « La menace gros » Du côté des concernés, on ne se rendit pas tout de suite compte du danger imminent de la prise de conscience maigre. Pourtant, les conséquences allaient être terribles, selon Jean-Bernard Gradouble, journaliste au Nouvel Observateur (NDLR : La fabuleuse épopée des gros culs, 2001 Plon).

 

            C’est ainsi que les maigres eurent, sans surprises, le soutien appuyé des gouvernements successifs animés par un seul but clair : la lutte affirmée contre l’obésité ; « extermination profonde et totale des gros » selon le Secrétaire Général de la Confédération Générale des Gros Culs (CGGC), dénonçant un contentieux illicite de la tyrannie maigre alors que Roger Saindoux, président d’honneur du Troisième Colloque des triples mentons anonymes,  n’hésitait pas à dénoncer « un génocide incontrôlé aux conséquences humaines dramatiques. » De son côté, le Professeur Jean-Paul Vareinstein, appelant au calme et à la sérénité, pointait du doigt un retour passéiste d’une nouvelle forme de malthusianisme primaire dans lequel le gros constituerait un risque avéré quant à la palingénésie naturelle des ressources alimentaires par surconsommation.

 

            Toutefois, les résultats sont là : après deux décennies d’expansion immarcescible, les gros devaient essuyer un premier échec cuisant. La réaction maigre ne s’était en effet pas fait attendre : mesures rapides et efficaces notamment utilisées dans les messages publicitaires par insertion habile d’un avertissement non moins adroit : « Acheter ce produit mais après aller courir pour par prendre du poids : fastoche non ? » Sous cette insignifiance certaine, c’est toute la perversité et le sadisme irrésolu des maigres qui apparaît. En feignant la prévention, c’est la ségrégation, la délation, qui est visée : « Bande de gros cons, arrêtez de bouffer, sortez-vous le doigt du cul et allez courir un peu bordel de merde ! »

 

            Il est indéniable que plus que jamais la situation s’aggrave pour les gros, qui non seulement en perte de vitesse, sont en plus l’objet d’une stigmatisation qui n’est sans rappeler un climat nationaliste de haine du juif errant. Entrave sérieuse ? Avenir corrompu ? Toujours est-il que Roger Saindoux ne sans laisse pas compter et attend une réponse sérieuse et concise des pouvoirs publics face aux préoccupations des gros et notamment quant à leur survie : « Qu’on nous laisse bouffer tranquille à la fin ! » En cas contraire, Roger Saindoux prévient, il n’hésitera pas à appeler à la grève de la faim. Nous voilà prévenu. 


En plus d'avoir perdu un kilo après vingt ans de régime intensif, Pierrot avait perdu l'appétit

Par Lukaleo - Publié dans : Les billets de Marcel Tripoux
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Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /2007 15:04

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     Che Guevara est appelé comme ça, parce que Ernesto Rafael Guevara de la Serna, ça fait beaucoup trop bourge.
A l’inverse de Jean-Pierre François, Che Guevara gagna en popularité après sa mort.
Aujourd’hui, quatre décennies après son assassinat, on se demande si il était un homme exemplaire, un grand romantique, le symbole universel du révolutionnaire qui a rencontré une mort héroïque ou une pourriture staliniste, un boucher sanguinaire, un terroriste extrémiste, un lecteur de Tintin au Congo. 


Le romantique

Mais Che Guevara ne serait rien, et notre jeunesse acnéique, ignare et handicapée mentale, ne porterait aujourd’hui pas sur des rougeâtres tee-shirt déchirés ce baroque faciès moustachu, qui n’est pas plus pour ces minables dont l’inculture dépasse leur congénitale médiocrité, un personnage historique (et un stalinien avéré) qu’une simple image de mode, sans le fameux épisode de l’assassinat et de la mort héroïque.  

 

Actuellement, Che Guevara est chef de rayon au mamouth de Fignoux-les-Joncs, mais il compte bien recevoir incessement sous peu une mission de Nicolas Sarkozy.

Par Lukaleo - Publié dans : Les billets de Marcel Tripoux
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 07:25

billet.jpg

 

     Le manchot est désigné ainsi parce qu’il n’a pas de bras, contrairement au cul-de-jatte qui a le bras long.

Apparus aux alentours de 4000 avant Jésus-Christ, les manchots prospèrent longtemps avant l’invention de l’écriture vers 3500 av. JC, où ils virent le début de leur déchéance. Attention, on manchot-pingouin.jpg confond souvent manchots et pingouins en raison de leur ressemblance physique, ils n’ont pourtant rien à voir.

 

Les cousins germains des manchots sont les moignons. Si le manchot n’a pas de mains, il n’a pas de bras non plus, ce qui est dégueulasse par rapport au moignon, qui lui a des bras, mais pas de mains !

 

Caractéristiques du manchot des champs et psychologie du moignon des villes

Le manchot est tout d’abord un grand maladroit, il est pourtant redouté pour la grande précision de son coup de pied.

A l’enfance, le moignon est encore inconscient. Mais dès l’adolescence, il devient vite victime du regard des autres. Il atteint alors, peu avant l’âge adulte, les confins du drame lorsqu’il se rend compte qu’il ne pourra jamais jouer du Bach ou du Beethoven. L’espérance de vie d’un moignon ne dépasse guère les vingt ans selon la précocité de la prise de conscience susnommée et ainsi du suicide.

 

Histoire et controverse du manchot

Dans son dernier ouvrage « Le manchot à travers les siècles  », l’historienne Nathalie Faller tentait de démontrer la non existence de Dieu à travers l’exemple du manchot. « Effectivement, imaginons un instant que Jésus était manchot. Il est évident qu’il n’aurait jamais rencontré le succès que l’on sait. » Inutile de dire que cette déclaration choc à suscitée la colère de Dieu qui s’est dit officiellement : « humilié ! » (Le Parisien, 19-09-2007)

A la Révolution, l’historienne nous explique que la guillotine aurait initialement été inventée pour se foutre ouvertement de la gueule des manchots en leur coupant la tête.

 

Angoisses et incertitudes du manchot

La hantise du manchot réside dans sa phobie des sables mouvants. Tragiquement pris dans un de ceux-là, il se sentira gêner lorsqu’un homme viendra lui dire : « Donner moi la main ! »

 

Le langage du manchot.

Si le manchot est souvent moqué, il peut toutefois compter sur sa parfaite maîtrise de la grammaire française pour se défendre avec brio. Par ailleurs, lorsqu’il est muet, il préfère se taire.

 

Le drame du manchot

Si le manchot ne peut guère lire de livres, il peut néanmoins, rencontrer un grand succès dans l’écriture, comme Mazarine Pingeot par exemple.

Par Lukaleo - Publié dans : Les billets de Marcel Tripoux
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