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Portes du paradis

Oraisons monacales

L'image du jour

 

 


"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Nouvelles épistolaires

Mardi 13 mars 2007

     Robert parcourait cette sombre rue stratosphérique, taciturne, il était impassible, il était trois heures du matin. Voilà précisément un an que sa compagne, Sylviane, l’avait âprement contraint à déserter le domicile conjugal pour une raison dont l’originalité ne puis faire fléchir la Tour de Pise; le pauvre homme délictueux de sa personne, réintégrait en effet depuis quelques temps le logement matrimonial sans ne point abreuver toutes narines averties d’une odeur luciférienne de vinasse pestilentielle propice aux plus improbables impulsions équivoques de putrides nuées de ce qui conviendrait de dénommer, épuration. Mais le pauvre homme avait tragiquement sombré dans la médiocrité depuis qu’il était un vulgaire ouvrier, c'est-à-dire, depuis toujours ! Sa femme l’avait ainsi exhorté à partir loin, loin, loin et de jamais ne revenir !

     Aimant sa femme, jamais il n’était retourné dans son ancienne demeure que son souvenir conservait pourtant dans sa traumatisée mémoire forcenée.

     Il était alangui, il était trois heures trente du matin, et Robert cherchait où dormir. En réalité, Robert n’avait pas dormi depuis que sa femme l’avait délogée ; il n’avait pas dormi depuis un an. Robert se refusait à dormir dans la rue car il était parano et sa timidité maladive l’asphyxiait et l’empêchait d’oser solliciter l’hospitalité à quelques individus que se soient. Mais en réalité, ces questionnement susnommés faisaient plutôt figure d’inexistants car, l’homme était affublé d’un syndrome d’une sombre signification. Effectivement, Robert était tellement obsédé par l’idée de savoir où dormir, qu’il ne dormait pas. Pourtant, il semblait heureux, il était quatre heures moins le quart du matin. Une intuition, un présage, une vision, nul ne le savait ; il était quatre heures du matin, Robert était plongé dans un profond repos……..un repos éternel !

Par Lukaleo
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Jeudi 11 janvier 2007

    

     Tout commença le jour où Philippe, jeune, et non moins normand dessinateur, se rendit à la capitale afin de présenter son travail à quelques unes de ces démesurées maisons d’éditions démentielles et abyssales, dans le but de se lancer dans le monde au combien cruel et infâme de la bande dessinée. Depuis sa plus tendre enfance, passée sur le bord des plages du Débarquement, Philippe, vingt-trois ans à peine, était empli d’une motivation sans bornes aux plus improbables destinations vers lesquelles son avenir allait l'entraîner. Munie de cette ambition sans failles, le jeune artiste pénétra dans l’antre de l’une des plus importantes sinon la plus herculéenne édition du monde qui se trouvait être la légendaire et prestigieuse Varenne. Tremblant modérément sous sa veste en cuir noire, Philippe se distinguait à l’accueil et, la charmante jeune femme, aux seins charnus, à la peau pâle, l’envoya bien complaisamment dans le bureau d’un anthropopithèque précisément amarré à la tache bien sournoise de la réception des dossiers de jeunes et pimpants (la plupart du temps) auteurs encore en herbe. La dégoûtation discrétionnaire du juvénile Philippe n’eut d’égale que l'autocratique impétueuse du fumeur de havanes susnommé lorsque, après cinq longue minutes d’entretien, le novice se vit agréablement remercié par l’imposante corpulence du vétéran re-susnommé qui accompagna son refus d’une formule stipulant la non-conformité de ces œuvres qui ne corrélaient pas à la ligne éditoriale de l’édition qui ne permet pas de sélectionner d’une facture véritablement émancipée.

Durant l’intégralité de l’affriolante matinée ensoleillée parisienne qui s’offrit au jeune efflanqué, l’accumulation de refus antipathiques et immoraux des multiples multinationales multipares multipliant les multicritères de multilinguisme, s’inscrivaient dans une logique de gémissements létaux. L’après-midi fut, pour le moins, toute aussi obscure tandis que le soleil n’eut encore jamais atteint un tel degré luminosité qu’en ce jour si désiré. Pourtant, lorsque Philippe sortit euphorique, jovial et béat d’un béant sourire, du bâtiment des éditions Daugard, où, sur les trottoirs délectables peuplés de défections défécationnelles, il contacta de son instrument téléphonique primordial sa pauvre mère rongée par l’obsession du désir de savoir comment son fils c’était débrouiller pour manger à midi, il venait de signer un contrat relatant les conditions de sa collaboration avec la maison Daugard affublée, au passage, d’une réputation avérée. Sa mère rassurée, apprit que son fils se foutait éperdument qu’on se moque perpétuellement de son physique disgracieux car il venait de signer un contrat avec une prestigieuse maison d’édition qui allait publier ses histoire phylactèrielles et que c’était le principale alors il fallait pas le faire chier parce qu’il était content et que ça vie de merde allait enfin devenir intéressante car il pourrait faire ce qu’il aime à longueur de journée en fumant des bières et en buvant des joints et en rencontrant les plus hautes sphères de la culturo-intello-métaphysiquo-pédophilie alors il fallait plutôt se bouger le cul à déménager près de la capitale pour être pas loin de l‘édition et que ça éviterait de se faire chier à faire deux heures de train pour tomber face à une vieille peau lyophilisée qui va bouffer à la même date, dans la même ville, au même restaurant chaque année et que ça fait quarante cinq ans que ça dure et que c’est pas près de s’arrêter tout comme cette phrase qui commence à être un peu trop longue.

Deux semaines était passées et le chanceux, c’est le moins que l’on puisse dire, Philippe, avait trouvé (avec un petit coup de main des éditions) un petit studio suffisamment grand pour lui et tout son attirail professionnel et non plus passionnel. Ainsi installé convenablement, son allégresse ne fit qu'amplifier lorsque un coup de fil anodin lui informa d’une heureuse nouvelle. Non il n’était pas enceinte ; mieux que ça, il avait, à condition qu’il acceptasse, l’immense privilège de figurer au sommaire du tout prochain Gyrophare à la crème, mensuel de l’édition Daugard et d’une éminente partie de français, comptant dans ses rangs, un certains nombre de maîtres incontestés du neuvième art. On lui fixa un rendez-vous avec le rédacteur en chef auquel il se rendit naturellement le lendemain. Il rencontra quelques une de ces personnalités à qui il voue une affection et un émerveillent sans limites depuis qu’il a entre les mains, et ce tous les mois depuis l’age de quatorze ans, ce génial magasine de bande dessinée dans lequel sera inscrit pour la première fois, au sommaire, son humble et modeste nom.

Connaissant à présent les conditions de sa publication dans le journal - il devait livrer impérativement deux planches dans précisément une semaine - arrivé chez lui, il commençait à s’exécuter, après s’être équipée d’une exquise et rafraîchissante bière, puisqu’ il avait une parfaite connaissance du scénario de son histoire. Bien décidé à livrer ses planches avant la date fixée afin de faire bonne figure auprès du mensuel, il s’empressa de tailler son crayon HB (ref. R241) avec lequel il traça une première case qui se verrait comblée par un vieil homme dépourvus de canne et d’écharpe.

Equipé d’une gomme qu’il ne comptait se servir que très peu, il plaça son personnage au sein de la première case. Il commençait à dessiner la tête du vieux, lorsque la mine encore juvénile de son crayon statique, resta sur la feuille toujours vierge. « Merde » qu’il dit le Philippe en retaillant son crayon machinalement. Se reprenant, il s’empressa de réaliser son personnage. A peine avait-il commencé, que la mine, qui venait tout juste de voir le jour, se rompit à nouveau. « Putain mais merde !!! » geignit le jeune dessinateur et de surenchérir : « Encore un vieux con qui me fait chier ! ». Bien que nerveux et énervé, Philippe tailla pour la troisième fois, en l’espace de trois minutes, son crayon qui, tout neuf qu’il était au début, avait déjà perdu un quart de sa taille. Lorsqu’il retenta l’exécution de son personnage d’une faible corpulence, il eut un rire méphistophélique puisque à sa grande surprise, la mine de son outil se brisa. Contenant habituellement davantage sa rage que ses hémorroïdes, Philippe, pour la première fois, avait bel et bien réussit à se surpasser d’un coup de poing rageur sur sa table inadaptée qui laissa percevoir un gémissement sourd mais contenu. Le débutant, bien qu’il savait dessiner sans son chien, par un réflexe encore incompris des sociologues ou des psychologues, se leva dans un bouillonnement insupportable et sinueux de son courroux qui était au bord de déborder. « Non de dieu, mais c’est pas vrai ça ! » gueulait poétiquement Philippe. Finalement, il se décida à reprendre le HB et de faire un beau crobar de son vieux qui devait commencer à s’impatienter. Persévérant, le jeune dessinateur se demanda par ailleurs, si il était maudit des dieux ou tout simplement qu’il ne savait plus manier un crayon lorsque, celui-ci, lui resta dans les doigts, s’étant brisé en deux. La nuit tombait et la laissant tomber, Philippe laissa tomber, se leva, mangea et se coucha sans un mot.

Une bonne journée se préparait, pensait Philippe lorsque il se souvint de ses déboires d’hier. S’en la moindre précipitation climatique, il s’autorisa un délicieux et copieux petit-déjeuner à base de thé. S’étant préparé à aller nul part, le jeune homme ragaillardie par la bonne nuit qu’il venait d'achever, se saisit d’un superbe et neuf crayon, exactement similaire au salaud de précèdent, à la seule différence qu’il était neuf et inutilisé un peu comme lui pensait Philippe de sa personne non sans manifester un zeste d’autodérision. Comme par hasard, le nouveau crayon se laissait gentiment manier par la main jeune mais non moins experte et concise de Philippe qui déchanta rapidement quand la mine de son HB abandonna son support vital. Me risquant à relater les mots abjectes qu’il prononça instantanément pour ne pas choquer les plus polis d’entre vous, je le ferais tout de même puisqu’ils font partis de notre langue : « Enculé de ta mère, putain de crayon de mes deux !!! » beuglât-il tragiquement. La journée se finissant enfin, Philippe n’avait rien fait de ses mains et encore moins de son crayon ; dépité, il mangea et se coucha.

Le troisième jour, il sortit du lit de bonne heure et fit une bonne dizaine de magasins et se procura une multitude de crayon à papier de l’acabit habituel. Arrivé chez lui, il décida de reprendre, ou plutôt de commencer à remplir la première planche sans évidemment songer un seul instant à ce qui pourrait arriver avec ces crayons à la con. Motivé, il choisi un HB au hasard et dessina d’une main habile la tête du vieux qui n’était toujours pas dessiné  depuis au moins trois jours. Un bruit succinct mais puissant se fit entendre dans la pièce ou travaillait Philippe, une légère douleur avait été provoquée par une faible brûlure provenant de la main de l’artiste voué au neuvième art comme un terroriste est voué à la mort. « Mais c’est pas possible ! » Une énième fois, un crayon lui était resté dans les mains sans même avoir été utilisé. A partir de là, notre héros maudit se posa deux questions : Est-ce que j’appuie trop et que je régule malle ma force ? ou Est-ce que ça viendrait pas de se vieux ? bien que Philippe n’accordait pas trop de crédibilité et d’intérêt à ce genre de phénomène. Il trouva la parade : il dessina sur une feuille à part, un chien à l’aide d’un crayon à papier neuf qu’il tiendrait délicatement et souplement. Si cet homme avait songé à ce qu’il allait se passer quelques secondes plus tard, jamais il n’aurait tenté de jouer avec le crayon. Une sombre onomatopée s’échappa du centre du crayon, Philippe le catapulta le plus loin qu’il pouvait le faire. Dégoûté, accablé et consterné, il ne tenta plus de dessiner de la journée et sirota une multitude de bières. 

Le quatrième jour, le récent majeur qu’il était, décida de réagir. Il sortit se procurer non pas un vulgaire crayon, mais un élégant et très pratique porte mine. Pensant que les fines mines qui le composent pourraient régulièrement se briser, il était assuré que le porte mine ne se romprait point. S’attablant à sa table à dessin, Philippe appuya de quelques pressions sur le haut du porte mine qui agissait directement sur la bas en faisant apparaître, par je ne sais quel moyens technique, une parfaite mine qui bientôt pourrait s’user au contact de ce vieux toujours invisible et muet. Au soir de cette journée qui n’en était qu’à ses prémices, Philippe allait se coucher moins bête, comme on dit au café du commerce, lorsque il vit de ses yeux, sentit de son toucher, entendu de son ouï et goûta de son goût le résultat amère, âpre, rugueux, acide, bref, de mauvais goût qui se déroulait dans ce petit studio ignoble ou il siégeait dans la décadence et la décrépitude : le porte mine avait lui aussi cédé dans les mains pourtant gotlibienne du héros déchu dont nous causons.

Si Philippe voulait livrer ses deux planches à la rédaction en avance, il tentait, à présent, de ne pas les pourvoir en retard. Etant conscient que, malgré l’absence de coloration dont seraient affublées ses pages, il fallait qu’il se bougeasse le cul parce que la, il ne lui restait que très peu de temps pour s’exécuter. Malheureusement, il était impuissant devant cette satanée page qui attendait continuellement l’émergence du vieux qui était toujours dans une staticité absolue. L’enfer continuait et Philippe paniquait de plus en plus et la veille de sa livraison attendue, il se saisit d’un autre crayon qui, d’apparence, ne laissait préjuger rien de mauvais, et, posant sa main sur sa table rafraîchissante, il s’essaya au nez de l’individu sénile qu’il voulait représenter. Miraculeusement, son crayon resta entier et celui-ci pu dessiner entièrement la tête du personnage jusqu’à que, finalement, le crayon se rompit alors qu’il s’attaquait à l’œil droit. Un mélange de désespoir et de désillusions, de confusion et d’abattement, fit éclater littéralement notre héros qui, n’en puissant plus, se saisit maladroitement de tous les crayons qu’il possédait et, un par un, il tentait de dessiner hargneusement, et tous se brisaient à peine les avait-il saisit. Alors, à bout de crayons et de nerf, il ramassa une corde lui appartenant et l’attacha à une poutre qui formait l’ossature de son infime studio. Montant sur une chaise, il se saisit de la corde qu’il s’entoura autour de son cou généreux, puis, sans attendre, empli d’une énergie qui était celle du désespoir, il fit basculer la chaise et suspendu à la corde, sa souffrance allait enfin s’arrêter, sa folie allait disparaître et sa hargne ne serait plus. La corde se brisa, l’enfer reprit. ■

Par Lukaleo
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Mardi 2 janvier 2007

     Ce soir la, tandis qu’une température hivernale se substituait à une atmosphère incandescente, la jeune Jennifer guettait, depuis la fenêtre encore béante de sa chambre éclairée, les lampes casanières qui saturent cette rue dans laquelle le Général De Gaulle, jadis, avait posé les pieds lors d’une visite incongrue dont peu en on l’infime souvenir. Handicapée au niveau du pied gauche et au bras homonyme, Jennifer, quinze ans à peine, provoquait, chez ses parents, un émoi profond qui s’apparentait à une peur papillotante par eux même suscitée. Depuis quelques semaines déjà, les Caillot de leur prénom Philippe et Nathalie, percevaient un changement turlupinant, mais non moins radical, dans le comportement coutumier de leur jeune descendance qu’ils ne considéraient encore comme un être juvénile dépourvu de la moindre invulnérabilité et qu’ils, par ailleurs, encadraient strictement, en la nourrissant intentionnellement ainsi qu’en la logeant affectueusement. La jeune fille, accoutumée au complaisants programmes divertissants télévisuels tels que la Star Académy dont, par parenthèse, elle ne réussissait à avorter la moindre émission, n’entretenait pas moins une passion non dissimulée pour les échanges textuels téléphoniques grâce à ce noble instrument à qui elle tient comme à la prunelle de ses yeux.  Jennifer était une fille affectueuse et avait une vie paisible et placide, outre ceci, elle envisageait déjà, avec une certaine retenue,  son avenir improbable qui se trouvait être situé dans le secteur intensément passionnant qu’est la communication. Aimant philosopher sur la vie mais aussi sur la mort, elle tenait régulièrement, et ce, de manière ordonnancée, un carnet intime qu’elle exposait librement sur Internet, ce qui en faisait un carnet, comme aimait à le faire agréablement remarquer sa mère, nettement moins intime. Jennifer était reconnaissante à l’égard de ses parents et à ses parents eux même, de cet émouvant physique qu’elle avait si humblement hérité, ce dernier étant fréquemment comparé, par ses géniteurs susnommés, non sans peine, à celui de sa grand-mère maternelle qui collectionnait les timbres et les cancers.

     Depuis deux mois environ, les parents de Jennifer décidèrent, à la suite d’une réflexion congénère, alors submergés par leurs labeurs respectifs, de s’autoriser une succincte digression lénifiante que l’on pourrait allègrement comparer à une semaine de vacances méritée dans la mesure où c’est en cela que la comparaison avait lieu de faire référence, qui ne puit être que positive pour toute la petite famille ; d’autant plus que la destination désignée fut celle d’un dérisoire camping situé au bord d’une poétique rivière perdue dans l’un de ces trous dans lequel dort un froid et une quiétude glaciale mais réputé. Aux environs temporels de l’annonce de cette concrète intention, un inopiné acharnement misanthropique de leur courroux insomniaque s’abattit sur Philippe et Nathalie, lorsque, par malheur, leur précieuse fille se foula  inopportunément la cheville droite, lors un cours de sport avilissant. Encore et toujours amarrés à leurs activités respectives, Philippe et Nathalie portèrent, néanmoins, une attention toute particulière et tout autant attentive tendant d’ailleurs à l’exacerbation, quant au prompt rétablissement de celle-ci qui ne souffrait, contrairement à ce que pouvait laisser croire ses geignements hyperboliques eux même immobilisés dans une inquiétude propagée non élucidée, que très peu de sa blessure provoquée. Cette éphémère blessure sans gravité en précéda pourtant une seconde peu réjouissante. Croyant se sustenter en absorbant quelques sodas désaltérant, Jennifer, au comble du paroxysme, ingurgitât hâtivement une substance chimique bleuâtre destinée à la désobstruction des chiottes ; mais dans une bouteille dépourvu d’étiquette, rien n’en indiquait le contenu tout autant qu’il soit. Finalement, les conséquences de cette insuffisance lucidité prirent idéalement de faibles proportions étant donné la fugace dose  précédemment ingérée par Jennifer ; Philippe et sa conjointe s’en félicitèrent. Quelques semaines passèrent avant que la petite, finalement ragaillardie,  par une fin de matinée pré automnale, se fasse malencontreusement renverser par un répugnant chauffard dégénéré doté d’une inconscience sans limites aux plus irrévérencieuses singularités  qui s’apparenterait à une mégalomanie irréversible, au volant de son imposante automobile sans permis, à la sortie de son école. Les séquelles qu’avaient provoqué l’accident submergèrent, non seulement, physiquement, la pauvre Jennifer, mais, moralement, sa pauvre mère désespérée, qui n’attendait que la cessation définitive de son activité professionnelle qui devenait de plus en plus embarrassante du fait de la situation, pour la moins critique, de sa fille qui s’ était vue affubler, pour l’occasion, d’un plâtre au bras gauche qui fût, d’ailleurs, le principal tourmenté de cet obscur incident dont Philippe et Nathalie, se seraient bien volontiers passé même si l’être juvénile pu, dès la fin d’après-midi, regagner son domicile conjugal. Par la suite, tandis que cette précieuse semaine de vacances se précisait, les bonnes nouvelles s’accumulaient enfin. En effet, Jennifer allait de mieux en mieux, et si la fatigue qui l’accaparait était immense, suite aux indénombrables péripéties qui l'éreintèrent, sa verve effervescente ne se vit véritablement atténuée.

     Mais comble de désolation, la jeune fille, une nouvelle fois non épargnée par la détresse, succombait  aux franches langueurs dogmatiques ignominieuses de la mélancolie subalterne, puisque l’écume qu’avait incité la vague destructrice et ravageuse de ses déboires passés ne s'amoindrissait point lorsque, l’adolescente dévêtus au niveau du sol, posa inconsidérément le pied sur un saumâtre clou prépondérant de dix centimètres de haut immobilisé négligemment sur le plancher de sa désormais fétide habitation. Il en était, cependant, trop pour ses parents qui ne pouvaient supporter un tel désastre mortifiant et mortifère qui se métamorphosait en un calvaire panoramique dont les vues ragoûtantes se réfléchissaient en une hideuse réalité qui rejoint éperdument la question de savoir pourquoi tant d’animosité réitérée. Le soir même, Philippe et Nathalie démissionnèrent symboliquement mais provisoirement de leurs propres professions dans le but recherché de changer d’air et de s’élever vers d’autres horizons charnels où l’herbe est verte et les nuages inhibés ; ils voulaient, en d’autres termes, avec leur pauvre fille, se casser de là !

     Ce soir là, tandis que régnait une atmosphère dilapidatrice, un calme épistolaire, et que la petite famille allait s’envoler vers une céleste destination dès l’aube, Jennifer guettait encore depuis la fenêtre toujours béante de sa chambre autant éclairée, ces mêmes lampes casanières qui saturaient continuellement cette rue; et sachant pertinemment qu’elle allait rater durant une semaine la Star Académie, et que ses tentatives répétées d‘annuler ces satanées vacances se révélèrent infructueuses, elle sauta.■

Par Lukaleo
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Dimanche 31 décembre 2006

Il était une fois dans l’Ouest, dans un royaume déchiré par la guerre, assoiffé par la soif et affamé par la faim, un prince charmant qui se nommait Robert, et que son peuple surnommait Robert Cœur-de-pierre. Tout comme ses sujets, il était affligé d’une grande tristesse, car voila vingt ans qu’il attendait de poindre sur le trône, que son père occupait depuis quatre-vingt-dix ans, le plus long règne de toute l’histoire de l’Humanité. Or, cela faisait trente années que son père était mourrant, mais il ne mourrait toujours pas. Pour ne rien arranger, Robert n’avait toujours pas trouvé l’âme sœur ; et pourtant, du haut de ses un mètre vingt et de ses cent vingt kilos, Robert était fort bien lotis. Avec ses deux grandes oreilles, il avait l’ouïe fine et avec son regard unique en son genre, il avait la capacité, peu commune, de voir ses yeux. Or, comme tout bon suzerain qui se respecte, il se devait d’avoir une femme. Et c’est ici qu’intervient l’élément perturbateur.

Alors qu’il galopait dans l’une des luxuriantes contrés de son royaume céleste à la recherche de champignons non comestibles destinés à son père mourant, Robert tomba nez à nez avec la créature la plus improbable qui soit, un enfant, qui lui tint à peu près ce langage :

« -     Salut vieux ! Je vois dans ton regard de braise que tu cherches ta promise et saches que je sais où elle est.

-         Mais où est-elle ?! Parles, je t’en conjure, cria Robert

-         Elle est à l’abri de tous les regards, dans le château dont le nom ne peut être prononcé en ces lieux maudits. Ce que je peux te dire à son propos, c’est qu’à l’intérieur de ces murs, dort un mal qui ne dort jamais.

-         Eh bien, ne perdons pas plus de temps et dis-moi, être juvénile, où se trouve ce château dont tu me parles !? demanda Robert de sa voix fort peu mélodieuse.

-         Emprunte cette route où moult dangers t’attendent, mais saches qu’elle mène à son but, et que là-bas se dresse le château dans lequel est placé ta dulcinée. Elle gît dans le plus haute pièce de la plus haute tour du château.

-         Super ! Merci ! Que Dieu vous bénisse ! »

Robert, fuyant ce lieu en galopant sur cette sombre route, ne se doutait pas que l’enfant, derrière lui, riait à tue-tête.

            Soudain, tandis que Robert pénétrait dans les entrailles de la forêt maudite, une menace se profila à l’horizon. En effet, devant lui se dressait majestueusement, la citadelle qui se relevait dans les cimes du ciel orageux. Autour du château, tournoyaient de sombres corbeaux à la recherche de charognes qu’ils dévoreraient impitoyablement. Ces créatures démoniaques lui rappelaient le sort funeste qui l’attendait. Prenant son courage à deux mains, Robert entra dans le sombre édifice. Il traversa un long couloir qui le menait dans une cour. Là, se tenait devant lui la plus imposante et la plus haute tour, par sa taille, du château. Robert s’empressa d’ entrer dans la tour mais avant qu’il n’y puisse pénétrer, il vit devant sa sainte personne, sortie tout droit des flammes de l’enfer et des profondeurs terrestres la bête la plus hideuse et le plus effrayante qui fusse : un dragon. Celui-ci poussa un cri furibond qui transperça les cœurs de tout ceux qui l’avaient ouïe. S’élevant vers le ciel, la bête déploya ses ailes majestueuses et disparut dans les brumes écarlates. Robert, soulagé de voir cette chose illégitime de la création divine s’en aller, commença à gravir les marches le menant à son but.

            Arrivé à la plus haute pièce de la plus haute tour, Robert découvrit, devant ses yeux qui n’en croyaient pas ses éponymes, un lit majestueux sur lequel était allongé une femme. Il ne discernait pas son visage car elle était recouverte d’une couverture lumineuse. Il pensa qu’il fallait embrasser, comme dans un bon conte qui se respecte, la future reine et sa future femme avant tout afin que celle-ci se réveillât. Cependant, il essaya une autre méthode : « DEBOUT LA VIEILLE ! » Comme si il s’y attendait, sa technique ne fut pas fructueuse ; et pour cause. La princesse dormait encore comme une masse d’un sommeil lourd comme une enclume et elle était toujours recouverte par les légers draps du lit d’une immobilité frappante. Alors, il fit un geste qui resta graver dans sa mémoire : il souleva la couette brusquement et découvrit le visage de sa dulcinée. La laideur absolue de la chose qu’il vit, n’eu d’égale que le choc qui s’en suivi.

            Quelques jours plus tard, notre héros se réveilla tout ankylosé ; il sortait d’un coma profond. Il se leva laborieusement, porta un dernier regard suicidaire sur le visage de ce qui aurait du être sa femme ; de crainte de la réveiller, il se retira discrètement. Il descendit les escaliers puis parvint à la cour qu’il puit traverser sans encombres, le dragon était apparemment plongé dans un coma profond (lui aussi avait du voir le visage de la princesse endormie).

            Sur le chemin du retour, la larme à l’œil, le cœur en deuil, Robert rencontra une jeune bergère qui disait avoir entendue des voies et qui s’appelait Jeanne de Pistolet. Ils tombèrent mutuellement amoureux l’un pour l’autre et rentrèrent au château où il se marièrent et où Robert fut sacrer roi ; son vieux de père tenace venant enfin de mourir à l’age de 141 ans. Ils vécurent heureux mais n’eurent pas beaucoup d’enfants à cause de la stérilité de Robert ; c’est pourquoi ils adoptèrent un joli petit enfant, venant tout droit de Mongolie qui mourra trois mois plus tard.

 

                                                                 FIN

Par lukaleo
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Vendredi 29 décembre 2006

 

"Bonjour mes enfants, installez-vous afin que je vous racontasses l'une des plus belle histoire que jamais je n'ai eu l'occasion de raconter."

 

 Il était une fois, dans un beau pays, une petite fille qui ramassait des fleurs pour son papa. Un personnage de forte corpulence s'avança vers la petite fille et lui demanda pourquoi elle ramassait des fleurs. La petite répondit que c'était pour son papa car il était très gentil. L'homme éclata en sanglot parce qu'il avait lui aussi un papa très gentil mais il était mort. La petite être juvénile le consola et lui donna un bouquet de fleurs qu'elle avait fait avec amour et tendresse. Il la remercia et s'éloigna à l'horizon. Plus tard, la petite rentra chez elle munie d'un resplendissant bouquet de fleurs. Ses parents qui s’inquiétaient, se réjouirent  à la vue de leur si douce fille qui s’empressa d’offrir à son papa les splendides fleurs qu'elle avait ramassé. La mère entra dans une colère furibonde et frappa sa fille parce que il n’ y avait pas de raison que elle aussi n’eu pas de cadeau. Le père, lui, défenda sa fille et viola sa femme devant les yeux ahurit de la petite qui pleurait. La femme qui se défendait avec rage, énervait de plus en plus son mari qui la tabassait avec détermination ; cris et hurlements se poursuivirent toute la nuit. Le lendemain, après une rude journée d'école, la petite fille rentra à sa maison après avoir soigneusement fait deux merveilleux bouquets de fleurs pour ne point faire de jaloux, elle alla au jardin, et déposa les deux bouquets sur les deux mottes de terre où elle avait enterré ses parents. Ils vécurent heureux mais n'eurent plus d'enfants.

"C'est sur quoi, mes enfants, a été créé une nouvelle rubrique sur le blog Lukaleo qui comportera de magnifiques histoires comme celle-ci."

Par lukaleo
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