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Portes du paradis

L'image du jour

 

 


"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Le mémorial de quand ?

Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /2007 21:19
lmdq-33.JPG

     Patrick voulait simplement poser une question au hussard, et lui demanda après avoir poliment levé le doigt et que Marius ne lui est adressé la parole :

     - Mon entreprise, elle n’était pas comme celle de Gilles Irtagues ?

     - Bien sûr que non ! Puisque vous étiez concurrent contre elle ! Mais…c’est évident !

     - Oui mais bien sûr, c’est évident, mais c’est pour que je me rappelle bien, leurra Patrick.

     -Bon, alors Gilles Irtagues a compris ce que je viens de vous expliquer. Il ne veut donc pas pour assouvir son envie d’anarchie détruire tous les moyens de productions : son projet est bien plus ambitieux ! 

     Patrick, sentait que le rôle qui était le sien dans cette histoire allait être évoqué. Une excitation impatiente se fit donc sentir, il fit sautiller sa jambe, ce que Marius vu, le réconfortent dans son discours laborieux dont l’approbation relevait de la mission impossible.

     -Alors voyez-vous, il s’est dit une chose fort intéressante, et il l’a mis en œuvre. Puisque c’est aux banques que revient le droit de créer de la monnaie scripturale, il a installé des bombes dans toutes les banques centrales de la planète, là où se trouve les ordinateurs qui gèrent sans âmes les sommes astronomiques et virtuelles sur lesquelles reposent l’économie capitaliste de ce monde libérale. Voilà son projet : faire péter les banques, et de la mort de celles-ci viendra la chute des usines et des entreprises, des frontières et des pays, libérant ainsi l’homme de l’exploitation que d’autres hommes lui ont causé, tuant la haine entre les peuple qui désormais, seront unifiés et qui chanteront mains dans la mains, libérés de  leurs chaînes un seul hymne : celui de l’humanité, et qui figurera la victoire, le bonheur, le nirvana !

     

     Un échec total. Le discours endiablé et fort auquel Marius croyait dur comme fer, et qu’il exprima dans la plus pure tradition rhétorique à la façon de Malraux et de Gambetta, c’est-à-dire en commençant doucement au début, puis en accélérant vers la fin, afin que le public soit pris de court et attisé à son tours, n’a pas marcher. En effet les deux zigotos  étaient blasés.

      Marius mit son fondement par terre, accablé.

      -Et comment il les fait péter toutes ces banques ? demanda alors Maud.

      Une étincelle d’exaltation revint dans le regard enfantin de ce Marius désespéré :

      -Mais c’est très simple, il doit les déclencher avec un petit machin noir !  

      lmdq-33-bis-2.jpg Patrick pensa aussitôt à celui qui conduit à l’explosion du clocher l’église de Boën, et un frisson lui parcourut le bas du dos et les pieds (ce qui est moins fréquent que dans le premier cas). Alors il demanda :

     -Mais quel est le rapport avec le code que voulait Philibert ?

     -En focalisant son activité sur Gilles Irtagues, les services secrets ont donc découvert son  plan, qu’ils devaient à tout prix arrêter. Mais ils ont aussi découvert la puce électronique que vous lui avez mise dans son crâne avant de partir de la direction de votre mafia. Ils ont aussi compris qu’il fallait faire exploser cette puce, en tapant un code. Comprenant que, comme vous étiez celui qui avait mis cette bombe dans le crâne d’Irtagues, vous aviez forcement le code qui permettait de la faire sauter, il vous l’on demandé…

     -Je crois avoir compris, dit Patrick : comme il voulaient sauver le capitalisme coûte que coûte, ils ont compris qu’il fallaient tuer Gilles Irtagues…

     -…et sachant que Patrick Ballet avait le code pour lui faire exploser la tête, ils se sont dit qu’il fallait connaître ce code à tous prix, reprit Maud, suivit par Marius…

     -…d’où l’interrogatoire de Philibert pour savoir ce code, qui permettait de tuer Irtagues, donc de sauver le capitalisme et la France éternelle.  

     Ils rirent tous ensemble, comme dans les happy ends des vieilles séries américaines que M6 s’entête à rediffuser sans cesse, et où l’image s’arrête  sur les têtes hilares des acteurs, où se rajoute le nom du producteur.

    Mais Patrick s’arrêta net de pouffer :

    -Mais moi ce code, je ne l’ai pas donné à Philibert !

    -Non papa, mais tu ne le connaissais pas de toutes façons ce code, dit tout bas Maud, pour ne pas que Marius, qui ignorait, comme vous et moi, beaucoup de chose, n’entende.

    -Mais alors, Gilles Irtagues est toujours en vie !

    -Oui ! répondit Marius.

    -Alors la France est toujours menacée par cet anarchiste et sa foutue bande à Bonnot ! Marius, si tout ce que tu me dis est vrai, alors je veux terminer mon œuvre et faire exploser la tête de ce dangereux criminel, pour sauver la France, et surtout le Forez !

    -Pour cela vous devez retrouver le boîtier prévu à cet effet et y taper le code, celui que Philibert recherchait, voyez-vous.

    Notre héros qui tourna son visage vers le ciel comme pour signifier au destin perché du haut de son nuage céleste que de grandes choses allaient de passer, et que l’avenir du monde devrait compter sur les faits d’un aventuriers peu commun, qui venait tout droit de Boën et que l’on nommait du haut de son mètre soixante majestueux : Patrick Ballet

     -Je retrouverai ce boîtier, je retrouverai ce code qui va avec, et en le tapant de ma main fébrile, je mettrai fin aux rêves utopiques de cet anarchiste dangereux qu’est Gilles Irtagues !

      -Pour accomplir cette tâche, mon contrat me demande de vous donner une piste : les Champs-Élysées en parapluie ! Au revoir Patrick Bijote, finit par dire Marius en retournant derrière les restes de la vitre sans teint : nous nous reverrons Patrick Bijote ! Nous nous reverrons bientôt ! 

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Par Lukaleo - Publié dans : Le mémorial de quand ?
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /2007 22:56

     Ils étaient tous les trois dans cette pièce puante et vieillissante, théâtre de scènes saisissantes toutes plus tragiques et sanglantes les unes que les autres. Au milieu d’un tas de morceaux de verres cassés, d’une table détruite, d’une grande tâche de sang, et pour finir d’un cadavre moustachu, Marius s’apprêtait à remplir son énigmatique contrat, en informant Patrick de beaucoup de choses, ce qu’il commença d’ailleurs de faire en ces termes :

   -Se concentrant corps et âmes sur Gilles Irtagues, Philibert et ses amis finirent par découvrir que c’était un anarchiste convaincu. Rien de bien extraordinaire me direz-vous, mais attendez. Ce Gilles lmdq-32.JPG était bien plus malin que les autres. Il n’attendait pas le Grand Soir où tous les prolétaires du monde allaient cesser le travail et détruire cette société capitaliste qui écrase de sa vilénie et de sa soif d’argent sans limites les plus démunies travailleurs d’entre nous.

     Un silence, Marius avait dit cette dernière phrase très exalté, et ses auditeurs de droite qui se trouvaient être Patrick et Maud était sidérés de la voir tenir des propos aussi révolutionnaires. Alors, il continua :

     -Enfin bref, il avait compris quelque chose de fondamental. Pour détruire à jamais l’exploitation de l’homme par l’homme, et pour que repousse de ces ruines libérales une société meilleure, la dévastation purement matérielle est inutile.

     Le père et la fille se regardent, en se demandant bien dans quel meeting politique douteux ils étaient tombés.

     -Je continue, dit Marius, Gilles Irtagues s’était rendu compte que la société capitaliste n’était pas dure à détruire car elle n’existait pas concrètement. Pour lui le mouvement anarchiste ne consiste pas à faire une longue grève, ou à foutre le feu dans des usines. Il a compris que toutes ces usines reposaient sur du vide, sur l’argent. Observez la marche de l’humanité et l’économie humaine depuis les origines. Les hommes sont partis avec le troc, l’échange le plus palpable qui soit possible, puis il y a eu l’invention de la monnaie, et sa liquidité a augmenté, sans cesse. On est passé en quelques siècles d’une monnaie marchandise à une monnaie métallique, puis on est arrivé à la monnaie fiduciaire, les billets ! 

     Patrick était en train de se demander si on ne s’éloignait pas du sujet.

     -Mais vous ne comprenez donc rien. Ces billets que nous utilisons chaque jour n’ont en réalité aucune valeur, et pourtant leur pouvoir d’achat est plus fort qu’une vraie pièce en or ! N’est-ce pas la preuve de la fragilité du système capitaliste, qui repose sur des bouts de papiers ?

     Ses deux auditeurs n’avaient pas l’air séduits.

     -Mais attendez ce n’est pas fini ! L’homme a continué. Et on est passé des billets à la monnaie scripturale, le comble ! cria-t-il transpirant, convaincu mais peu convaincant, faisant des efforts désespéré pour expliquer ceux en quoi il avait l’air de vibrer, de croire le cœur palpitant. C’est la forme la plus évoluée et la plus utilisée ! Mais c’est une monnaie qui n’existe pas, pour personne ! Vous saisissez ? Ce n’est qu’une suite de chiffres sans le moindre sens qui s’enchaîne les uns derrières les autres ! Cette monnaie n’est pas tangible, elle n’existe que dans les ordinateurs, ce n’est qu’un jeu d’écriture dans les livres de compte des banques ! Voilà sur quoi repose notre société : sur des sommes astronomiques qui n’ont aucunes valeurs physiques !  Votre compte en banque, les lmdq-320001.JPG budgets des multinationales et ceux des  Etats : c’est du vent, c’est de la couille !

 

     A l’évocation de ces deux membres, Patrick frémit de douleur, mais surtout, compatissant devant ce Marius enfantin dont l’expression hébétée n’était pas sans rappeler un slovaque monolingue qui essayait de demander la rue Victor Hugo à un parisien cocardier, il dit un accablant « Ah mais y’a pas de mystères ! » de circonstance, digne d’une discussion nationaliste au café du commerce.

     Le pauvre Marius, incompris qu’il était, continuait tout de même, le propos valant la parole :

     - Patrick !... 

     Celui fit mine d’être très intéressé, bien qu’il n’avait absolument rien à foutre de ce que ce jeunot gauchiste allait lui dire.

     -…quand on vous accorde un crédit de, mettons 10000 euros…

     -Ah ben j’aimerai bien, coupa Patrick.

     -Et moi donc ! reprit Maud, secouant la tête.

     Marius semblait vouloir continuer son histoire de monnaie sans être interrompu par ses deux interlocuteurs récalcitrants.

     -Quand on vous accorde un crédit de 1000 euros…

     -Ah ben oui mais faudrait savoir ! cria sèchement un Patrick hilare. Mon petit, c’est un crédit de 1000 ou de 10000 euros dont tu nous parles ?

     -Mais on s’en fout ! Ce n’est pas l’important, dit sévèrement Marius tel un professeur à la dureté bonapartiste mais à la justesse digne de Napoléon, avant de reprendre : quand on vous accorde un crédit de n’importes quelle somme, est-ce que vous pensez qu’on déterre exactement le même pesant d’argent dans une mine d’or ?

     -Ben non, parce que si tu trouves de l’argent dans une mine d’or, c’est plus une mine d’or mais une mine d’argent, remarqua malicieusement Patrick en regardant jovialement sa fille rieuse.

     -Je peux concevoir que vous vous foutiez de ce que je dis, mais essayez au moins de le comprendre ! gronda sans bavures Marius. Les deux cancres au fond de la salle furent, après cette grandiose intervention, sur le cul.

     Marius se reprend, puis, ses qualités d’orateurs retrouver, il repartit de plus belle :

     -Ce que je veux vous dire, c’est tout simplement que les sommes que l’on verse sur votre compte quand vous faites un crédit n’existent pas. Par ailleurs, les billets que vous utilisez chaque jour n’ont aucune valeur. Conclusion : le système bancaire repose sur la confiance que les usagers de votre genre font aux banques. Car sinon, il y a longtemps que vous vous seriez torché avec ces bouts de papier, il y aurait longtemps que les sommes de votre compte auraient fait pschitt !

      Un « hum » de Patrick suivit d’un silence.

      -Bon, insista lourdement Marius, la monnaie la plus utilisée aujourd’hui, c’est la monnaie scripturale, c’est cette monnaie qui constitue virtuellement votre compte en banque d’où le fait qu’aujourd’hui l’économie repose sur du vide, mais vous l’avez compris ?

     -Ah ben oui on a bien compris : dit Maud en regardant son père, qui, complice répondit :

     -Ouais au début, machin, on comprenait rien, machin, mais alors maintenant, dit donc, ah mais ça va comme sur des roulettes !

     -Fouilla ! C’est qu’on comprend vraiment…

     Marius était accablé devant cet excès théâtral et sur joué d’enthousiasme relaxant, et cela se voyait sur son visage noir, et dans ses yeux sombres, bien que ses lunettes épaisses les faisait briller d’un éclat fantomatique, si vous voyez ce que je veux dire.

     -Vous me décevez, dit-il. Mais maintenant que j’en ai terminé avec la situation actuelle du capitalisme, je vais pouvoir vous expliquer le plan anarchiste qu’à prévu Gilles Irtagues.

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Par Lukaleo - Publié dans : Le mémorial de quand ?
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /2007 15:00

     -Si ça ne vous fait pas de problèmes, nous resterons dans cette pièce, bien qu’elle ne vous rappelle peut-être des mauvais souvenirs, commença Marius en regarda une grande tâche de sang par terre et aussi et surtout le cadavre de Philibert.

     -Mais non, ça ira mon petit ! répondit Patrick en faisant mine de ne pas être au bord de la chute de tension.

     -Et pis en plus bravo, pour le coup du faux code…

     -Ben justement, coupa Patrick, j’aimerai bien que tu m’en dises un peu plus sur ce code. Veux-tu mon petit ?

     -Alors ça tombe à pic, c’est justement de ça que je dois vous parlez, avec le contrat.

     -Et bien alors allons-y !

     Marius réfléchit quelque seconde, sous le regard impatient de Maud et de Patrick, côtes à côtes, dont la complicité familiale semblait renforcée depuis ces évènements tragiques.

     -Pendant des années, débuta Marius, il y a eu un monde bipolaire. Les capitalistes contre les communistes, les hommes contres les femmes, les blancs contre les noirs, les chiens contre les chats, les stylos bics contre les stylos plumes, le petit commerce contre les grandes surfaces, les globes contre les planisphères, les calculatrices contre le calcul mental, et j’en passe. Et puis ce que le public ne sais pas, c’est qu’il y a eu un autre affrontement, secret celui-ci. Un affrontement plus terrible que tous les autres réunis, bien que celui qui opposait la croûte à la lmdq-31.JPG mie de pain doublait sûrement les autres. Cet affrontement dont je vous parle, c’est celui de deux entreprises. Deux entreprises qui étaient pour le moins malsaines. Des mafias si vous préférez.

     -Mais quel est le rapport avec moi dans ton histoire de  conflits ? 

     Marius ne semblait pas comprendre cette question dont la réponse était évidente pour lui. Il avait la tête sceptique d’une jeunette perplexe devant une émission télé de qualité. Ce n’est que lorsqu’il se souvint d’une des clauses du contrat qui disait de répondre à toutes les questions de Patrick qu’il répliqua :

     -Mais enfin, c’est vous qui dirigiez l’une de ces deux entreprises.

     Patrick eut le sentiment d’avoir loupé une phrase de Marius, car la brutalité des paroles de celui-ci ne faisaient qu’augmenter son incompréhension, mais maintenant habitué de ces situations, il lui demanda de continuer et il s’exécuta : 

      -Vous dirigiez donc cette mafia, et il y en avait une autre, elle dirigée par l’exécrable Gilles Irtagues, un autre français.

     Patrick n’arrivait plus à s’exprimer.

    -Et voyez-vous, cet homme était votre pire ennemi. Nombreuses sont les occasions où vous avez voulu vous entretuer mutuellement et simultanément. Mais jamais l’un n’est parvenu à assassiner l’autre. 

     Devant de tels propos, Patrick fut très inquiets, tous ces évènements que ce Marius décrivait avaient-ils vraiment eu lieu ? Et si oui, pourquoi n’en avait-il aucun souvenir ? Pourquoi parvenait-il à se remémorer toute son existence, de sa naissance à ses cinquante ans sans jamais parler de Mafia, ou de ce  Gilles Irtagues. Qu’est-ce qui se cachait donc sous cette histoire ?

     -Mais comme vous étiez plus malin qu’Irtagues, vous avez eu l’idée de lui mettre une puce électronique dans la tête, pour qu’elle éclate. Cette puce, était donc une bombe, c’est vous qui aviez le pouvoir de la faire exploser.

     -Et comment ? demanda Maud, fascinée qu’elle était par les dires éclairés de cet arcane insondable qui prenait le nom peu commun de Marius.

     -Il suffit de taper, sur un boîtier spécial le fameux code.

     -Et où est ce « boîtier spécial » mon petit ? questionna Patrick, qui riait presque de désespoir face au l’incongruité de cette histoire.

     -C’est-à-dire que vous êtes le seul à le savoir, répondit Marius.

     -Et pourquoi diantre Philibert voulait-il ce code ? demande plus intelligemment Maud.

     -Mais c’est très simple. Philibert, répondit le binoclard en regardant son cadavre, faisait partit des services secrets français. Ceux-ci savaient que vous étiez partit de la direction de votre entreprise.

     -Parce que je suis partit ? demanda brusquement Patrick.

     -Ben…oui puisque vous étiez à Boën ! répondit Marius qui était aussi loin de comprendre le sens de cette question qu’une limace était éloignée de l’autre bout de la départemental n°22 qu’elle avait décidée de traverser il y a de cela une heure.

     Un long silence.

     -Mouais. Mais alors j’étais aussi à Boën quand je dirigeai l’entreprise, là !

     -Mais non, puisque que vous dirigiez l’entreprise ! 

     Total incompréhension des deux côtés.

     -Bon, la question de Patrick c’est quand est-ce qu’il a arrêter de diriger cette mafia ? demanda sèchement Maud.

     -Il y a environ 6 mois, répondit Marius, sans comprendre cette mascarade de questions aux réponses normalement évidentes pour le premier concerné.

     -Mais il y a 6 mois je ne dirigeai aucune entreprise ! C’est insensé !

     -Chut…, lui fit doucement Maud.

     Patrick sentait qu’il s’éloignait de la vérité. Il croyait s’en être approché, il croyait presque pouvoir la toucher, mais voilà q’elle s’éloignait de nouveau, disparaissant dans un brouillard inextricable. Mais encouragé par sa fille, il continua, découragé et terrifié :

     -Oui, alors la suite, sur Philibert…

     -Oui, lui il faisait partit des services secrets français, qui savaient donc que vous étiez partit. Ils se sont donc concentrer sur le dernier mafieux influent de la planète, à savoirs Gilles Irtagues. Rapidement, ils ont découvert son horrifiant projet. Cette découverte vous allez voir va établir un lien avec vous.

Par Lukaleo - Publié dans : Le mémorial de quand ?
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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /2007 22:32

     Etonné de se voir encore vivant, le sauveur de Patrick se toucha la tête avec les mains. Puis il contempla sa rédemptrice, reconnaissant. Il se souleva alla en direction de la porte, la ferma, et mit une chaise sous la poignet pour ne pas qu’une personne de l’extérieur ne puisse rentrer. Justement quelque seconde plus tard, un homme de dehors demanda :

     -Philibert ! Tout va bien ?

     Ceux à quoi le libérateur répondit en enrayer gravement sa voix :

     -Oui, je me débrouille ! 

     Contre toute attente, son stratagème fonctionnât et le garde du dehors repartit. Alors, cet homme mystérieux se colla contre la porte, soulagé. Patrick et Maud l’observaient, incrédules. En vérité, ils attendaient qu’il leur dise quelque chose pour les aider à comprendre, ce que ce pithécanthrope très compréhensif, n’oubliait pas de faire rapidement :

     -Oh excusez-moi ! dit-il, gêné.

     -Je vous remercie, dit aussitôt Patrick.

     -Il n’y a  pas de quoi ! Après tout c’est dans mon contrat ! répondit ce jeune homme dont les cheveux bruns en bataille, gras et bourrées de pellicules, le petit nez dégoulinant, les yeux marrons caché par des lunettes qui descendaient jusqu’au joue, souillées elles-mêmes par un sec  sourire d’une inquiétante longueur n’étaient pas sans rendre victime d’une certaine hilarité. Il demanda avec une anxiété dans la parole :

     -Vous n’êtes pas satisfaits de moi ?

     Patrick n’en pouvait plus de tous ces contrats, mais sentant la main de sa fille non biologique sur son épaule, il décida de jouer le jeu :  

     -Ah ben ça ! Je suis bien content de vous mon petit ! Comment t’appelles-tu mon petit (remarquez qu’il décida aussi de l’appelez « mon petit ») ?

     -Marius, répondit-il, ému par tant de grâce et de reconnaissance.

     -Et bien Marius, heureusement que tu était là !

     -Si je puis me permettre, heureusement que votre…fille était là, dit-il en contemplant avec de la gratification et de la douceur dans le regard les yeux de Maud, rougissante devant cette tendre déclarations de reconnaissance que lui faisait ce, certes mal foutue garçon, mais tout de même d’une galanterie rare de nos jours.

     Mais Marius, revint vite à lui et dit à Patrick, qui par ailleurs n’avait absolument rien remarqué :

     -Mais j’ai… Dans mon contrat, il y avait autre chose.

     -Quoi donc ?

     -Je dois vous dire des tas de choses, très importantes, que c’est écrit.

     -Mais donne-moi le ce contrat au lieu de palabrer inutilement mon petit ! cria Patrick en haussant le ton.

     -Oh excusez-moi, fit Marius en se baissant, comme une chien en soumission à son maître. Mais vous m’avez dit de le brûler.

      -Ah oui ! Suis-je bête ! Mais quel étourdit que je suis ! répondit Patrick, qui rentrait de nouveau dans l’obscure, où la lumière de son savoir ne perçait plus les brumes de l’ignorance :

      -J’avais oublier ce détails, c’est quand même drôle ? dit-il en regardant sa fille encore debout, ce qui lui fit penser par ailleurs qu’il était toujours assit. Mais avant toute chose aurais-tu l’obligeance de bien vouloir me détacher ?

      -Oh ! Mais bien sûr !

      Marius détacha Patrick, particulièrement gêné du nudiste spectacle qu’il n’avait pas tout à fait remarqué, dans la panique de l’action. Une fois libéré, notre ami se leva, remit son slip et son pantalon, après avoir pudiquement demandé à sa fille et à Marius de se retourner. Tandis qu’il remettait un de ses lacets, il vit son visage dans l’un des milles bouts de la glace sans teint par terre, et cet horrifiant spectacle facial lui fit peur.

Par Lukaleo - Publié dans : Le mémorial de quand ?
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /2007 21:48
     A cette réponse, Philibert laissa tomber son couteau par terre, il lâcha Maud qu’il tenait encore par les cheveux, leva la tête vers le ciel, et dans une jouissance résultant d’une sécrétion accrue de lmdq-29-bis.JPG dopamine, il fit une grand « Aaaaah » de soulagement parfaitement éclatant, bien que l’on ne puisse pas encore le comprendre.


    
Laissant se tête dirigée vers les nuages lactescents (ou plutôt vers le plafond dégueulasse), il tomba sur les genoux. Une intense sensation de bonheur se lisait sur ce visage à présent soulagé et presque féminin, si on enlève la moustache. Patrick était presque content d’avoir rendu un homme si heureux, et il pensait presque avoir fait sa B.A. quotidienne. Maud, choquée, la tête posée sur le sol ne comprenait pas, elle était tout à fait terrifiée et ne se rendait pas compte de sa mésaventure encore trop récente.

     Philibert, ne se laissa pourtant pas envahir par le ravissement trop longtemps et sa conscience professionnelle reprit vite le dessus. Il se souleva, prit son téléphone portable de la poche droite de son pantalon, et tapa un numéro. Il mit le portable contre son oreille, et dit le code, d’une voix pleine de satisfaction et une grande fierté sonore :

      -38, 06, 22, 15, 15, 22.

     A peine eu-t-il raccroché que son portable sonna, il répondit embarrassé par le manque de panache de cette réplique pirouette :

     -Oui allo !...Ben oui, c’est le code…Le code qu’on cherche, je vais pas t’expliquer ! 

    Il y avait un silence, on entendait juste des petits bruits, mais pas suffisamment pour comprendre ce que disait l’interlocuteur. Philibert reprit la parole en tournant autour de la table et en jetant des regards à la fois mesquins, moqueurs, haineux et complices à Patrick :

     -Oui, il me l’a dit le salaud, mais il a mis le temps. Quoi ? Que je te répète le code ? Mais je m’en souviens plus ! T’es vraiment con ! Patrick, c’est quoi le code déjà ? demanda Philibert en tendant le portable au grossiste en électricité assit sur la chaise :

     -38, 02, 26, 15, 12, 25 ! cria celui-ci.

     -C’est bon, reprit le moustachu, tu l’a bien noté ?

     A cette instant, Philibert prit la position d’un supporter de foot lors d’un penalty, il plia les jambes, fermait les point tordait son dos, et faisait une grande grimace avec son visage (ce qui est difficile à faire avec autre chose). Il attendait, en disant de ponctuel « vas-y, appuis », qui brisaient le silence impatient et lourd de la pièce.

     Puis, il se redressa :

    -Il est mort ?

    Un bruit dans l’écouteur.

    -Il…il n’est pas mort ? Mais enfin vas-y réessaye, mais enfin BORDEL DE DIEU RECOMMENCE !!!!

     La panique s’emparait de lui, il sautillait de toute part, criait de plus en plus fort, perdait totalement le contrôle de lui-même. Puis, avec un visage rouge, il jeta par terre son portable violement, voyait qu’il était quasiment intact, il se jeta sur lui, l’écrasant de toutes ses forces de sa jambe dévastatrice tandis que Patrick disait à Maud de partir de la pièce, car des choses pas très catholiques allait se passer. 

     Une fois l’appareil téléphonique dont nous ne serons que trop critiqué la fragilité fut  totalement détruit, Philibert se retourna et regarda de ses yeux exorbité Patrick. Il se mit à courir dans la petite pièce vers lui, et prit au passage le coteau, par terre, puis il se darda, s’envola tel un aigle, la lame dans la main, et semblait s’approcher dans les airs de plus en plus de sa cible, avec qui il voulait en finir coûte que coûte, quitte à le découper en petits bouts, comme son portable. 

     Mais à l’instant où, au paroxysme de son envolée magistrale, il  brandissant larme mortifère contre Patrick, Philibert fut stopper en plein vol, car de la glace sans teint qui se détruisit en mille morceaux, comme le portable, sortit l’homme mystérieux, qui se saisit d’un Philibert surprit. La confrontation aérienne ne dura qu’un temps, et les deux hommes qui s’enlacèrent avec haine retombèrent pitoyablement sur la petite table, dont les pieds ne purent résister face au choc et à la surcharge causée par le poids de ces deux mâles. Elle se renversa donc, entraînant avec eux Philibert et son agresseur, tandis qu’un des pieds de la table tomba précisément dans les goussets exhibés de notre Patrick. 

     Une fois par terre, Philibert tenait de sa main droite le couteau, et il le brandissait vers le cœur de son ennemi du moment. Celui-ci n’avait pas perdu la tête, l’empêchait de le lui planter entre les côtes en retenant ce membre dangereux au niveau du poignet. Les deux hommes se regardaient dans les yeux, couchés l’un sur l’autre, et Philibert semblait prendre le dessus, car le couteau semblait s’approcher du buste de son opposant, pire, il le touchait, une goûte de sang sortait même de celui-ci, la lame commençant à peine à le pénétrer. 

     Tout semblait perdu pour celui qui avait miraculeusement volé au secours de Patrick, et alors que Philibert voyait déjà sa victoire, que l’homme voyait sa mort de plus en plus certaine, que Patrick, attaché, fermait les yeux pour ne pas voir son dernier espoir de survie périr d’un coup de couteau dans le coeur, Philibert vit passer devant lui sa corde, et c’est avec une grande rapidité qu’elle se mit autour de son cou et qu’elle le serra fortement. 

     C’était Maud qui l’étranglait de cette ficelle tortueuse. Philibert se souleva, se débâta, et de ses mains il tenta d’enlever de son cou cette corde qui l’étouffait, mais Maud tenait bon, elle ne lâchait pas l’affaire, et secouant tout son corps, en hurlant, en suant, et en pleurant, il succomba, étranglé, pendu dans cette pièce qui était son entre, sa vie.

Par Lukaleo - Publié dans : Le mémorial de quand ?
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