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Portes du paradis

L'image du jour

 

 


"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Fragments posthumes

Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /2008 18:04

            Comme son nom l’indique, Aïdigalayou est le plus grands des dieux. Dans la mythologie carpatiste, il est le dieu des étoiles. Très puissant, on dit qu’il erre dans la plus profonde solitude en Transylvanie subcarpatique où il gravit les plus hauts sommets enneigés et redescend parfois dans les profondeurs de la forêt où on dit qu’il est né. Il doit sa force légendaire à sa jovialité permanente qui fait de lui le dieu le plus vénéré. Sa particularité réside dans le fait que sa jovialité se manifeste physiologiquement et s’exprime par l’art. Aussi il échappe à l’ordre établi, en cela qu’il ne respecte rien car il est beaucoup trop ivre pour respecter quoique se soit. Beaucoup le prennent donc pour fou mais peu comprennent la signification de ses oracles. Le culte d’Aïdigalayou correspond à l’affranchissent de tous les codes rigides de la morale écrasée inconsciemment par la volonté de jovialité que leur procure leur dieu. Ainsi les hommes se libèrent par un sentiment de  plénitude provoquée par l’exaltation de leur moi qui n’est plus contrôlée que par les instincts humains.

Par extension, on peut considérer le Héros Jovial comme son fils spirituel. Mis à part cela, Aïdigalayou déteste la choucroute et les pendules à coucou.


a-digallayou-dieu.JPG

 

Portrait approximativement daté de 422 av. J.C.

Par Lukaleo - Publié dans : Fragments posthumes
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /2008 23:43

undefined Bien des choses sont surprenantes chez l’être humain. De même bien des choses prêtent à rire lorsque elles sont excessives ou caricaturales. Je pense ici aux nez démesurés ou aux oreilles disproportionnées, qui certes peuvent dans certains cas présenter un avantage essentiellement charismatique (le Général de Gaulle), mais qui nous font la plupart du temps terriblement pouffer (je pense naturellement aux juifs), nous gens « normaux » au petit nez et au petites oreilles. Pourtant, si il est effectivement aisé voir facile de rire au nez de ces gens-là, il ne serait pas plus incohérent que de se rire de nous-mêmes et de nos petits nez et petites oreilles. Réfléchissons une seconde, cette excroissance proéminente avec des trous au bout, située en plein milieu de la figure et qui arbore une forme épaississante, ce groin turgescent qui s’encrasse, qu’il soit aquilin, en trompette ou depardiesque, quoi de plus absurde ? Quoi de plus comique ? Et quoi de plus comique que nos esgourdes caverneuses faites de sinuosités déliées et de cavités ampoulées aussi complexes qu’il a fallut inventer le coton-tige ; quoi de plus comique que ces vulgaires lobes mous et pendants qui poussent d’ailleurs la plupart des femmes à porter des boucles d’oreilles justement destinées à détourner l’attention ?

Que celui qui ne s’est jamais décroché la mâchoire à la vue d’un nez ou d’une oreille me jette la première pierre ! Car je ne sais pas vous, mais à la simple vue d’une paire d’ormeaux ou d’une truffe primitive, il m’est difficile de contenir un fou rire bien compréhensible. Rendez-vous compte quand même qu’avec un seul petit miroir de rien du tout, il m’est possible de m’esclaffer des heures durant à la seule vue de mon visage saugrenue. Et inutile de préciser que cela concerne évidemment le corps humains dans sa totalité, dans tout son ridicule : les pieds, les mains, les doigts, les jambes, les rotules,… je me marre ! et je ne vous parle pas des parties génitales ! A se pisser dessus !

Mais attention toutefois, toutes les parties de notre physionomie de sont pas risibles. Il en est ainsi des yeux, qui eux, prêtent plutôt à pleurer.

J’aime les yeux. Non seulement ils sont beaux, mais en plus, ils sont la plus profonde et la plus poignante expression de la pensée de l’homme, à des lieux de l’éculée parole vocale et articulée. En cela, ils sont aussi l’endroit le plus mystérieux de l’être, et peuvent s’avérer forts redoutables (voir tyranniques : Big Brother vous regarde !)

Je me souviens par exemple, d’une fille – belle et désirable – qui m’avait pour ainsi dire, tapé dans l’œil. Eh bien savez-vous ce j’ai fait pour la séduire ? Je l’ai regardé. Mon visage était totalement inexpressif, seul mes yeux parlaient. Aussi profondément que je le pouvais et avec le plus de passion possible, je lui exprimais tout. Et ça a marché ! Bon elle s’en est vite lassée, ça a duré deux jours et elle m’a quitté ; faut dire aussi que nos rapports sexuels se faisaient également dans le bleu de nos yeux ; mais quand même ! Je l’ai peut-être marqué à vie cette fille ! Et puis si ça se trouve elle est peut-être encore en train de me regarder, en lisant ce texte….

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Un oeil magnifique qui en dit long... (je le sais, c'est le mien !)

Par Lukaleo - Publié dans : Fragments posthumes
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /2008 19:19

L’image austère que l’on affuble inopportunément à Emmanuel Kant, prend un sacré coup dans le pif quand on sait qu’il adorait jouer à cache-cache dans les locaux de l’université de Königsberg avec Jean-Paul Sartre…. 
Kant.jpg "Ah Ah ! Ici, il ne me trouvera jamais !"

Par Lukaleo - Publié dans : Fragments posthumes
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /2008 22:28


Ne lisait-on pas un sentiment contradictoire de haine et de sagesse dans le visage protéiforme de Jean-Pierre, coiffeur pour homme ?

Par Lukaleo - Publié dans : Fragments posthumes
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /2007 23:07

Toute sa vie durant, Bernard Salpingite avait été hantée par l’éternelle question : « Mais à quoi sert l’heure ? » Car comme beaucoup, Bernard Salpingite était lui aussi arrivé à l’heure à son enterrement.
   
                                                                                                                                                                                (photo : Nadar)

Par Lukaleo - Publié dans : Fragments posthumes
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