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Portes du paradis

L'image du jour

 

 


"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Chroniques de Ronchon

Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 19:18

        Vanitas ! Vanitas ! Oui, j’en appelle à toi, sombre et menaçante absurdité de la vie, terrifiante et triste bouffissure de la condition humaine, superbe et inamicale fatuité de l’existence, moi qui te voudrais comme auréole céleste de ma soixantième chronique…  Car cette chronique sera à mon image : consciente dans les plus profond replis de son âme présomptive de la nullité qui la nimbe, de la vacuité qui la compose, et du génie qui l’illumine parfois, le temps infime d’un ultime battement de cœur, pour un cardiaque en phase terminale. Je sens en moi, monter la colère, la foudre et le courroux du pamphlet, la chaire et le sang m’enivre les narines, je veux faire couler les larmes : bon dieu ! Je suis Ronchon ! Je suis le chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, et sacré nom d’un chien je vous le dis : ça va chier !

       Après cette introduction faussement grandiloquente, revenons si vous le voulez bien aux affreusetés minables qui constitue ce que je crois être notre frivole civilisation déliquescente… Tandis que notre première dame nymphomane écrit des articles vengeurs et furibonds contre la publication voyeuriste d’article qui n’ont à ses yeux de journalistique que le nom, et en réussissant le pari fou et non moins audacieux de convoquer dans le même paragraphe Pierre Augustin Caron de Beaumarchais et Gad Elmaleh (ce qui se passe de commentaires), vient d’arriver « Sarkozy 2 : le retour »… C’est en effet la suite d’une épopée dantesque qui raconte le furieux quinquennat de notre président… La première partie racontait son arrivée au pouvoir, après une conquête magnifique et digne des grands instants de notre histoire.

           Au début, tout va bien, il surprend tout le monde, fait beaucoup de coups, reste très haut dans les sondages… Mais au fur et à mesure qu’il prend conscience de sa position historique et de son pouvoir gigantesque, le successeur légitime de Louis XIV, de Napoléon Bonaparte et de Charles de Gaulle, s’est mis à déconner : yacht, jet privée, divorce, coups politiques dangereux, stratégie manifestement inefficace, désacralisation à outrance d’un pouvoir présidentiel américanisé et tout ce qui s’en suit… Ayant pourtant mit sous sa botte une droite domptée, à enterrer une gauche dangereusement inexistante, à chier sur un centre déconfit, à marginaliser une extrême droite pompée et à ridiculiser des anti-capitalistes démodés, le président, qui avait devant lui un boulevard historique, est devenu impopulaire, avec à ses côtés un premier ministre silencieux que le peuple a ériger au rang de rock star plus connue que le Christ lui-même…

 

          Cette première partie était donc une sorte de « grandeur et décadence » romantique, où s’exprimait la folie subite et soudaine d’un homme ivre de pouvoir qui perd ses esprit, épopée dégénérescente d’un chef d’Etat pris dans la tourmente d’un vertige face à l’énormité de la tâche qui est la sienne, tiraillé par ses volontés furibardes et contradictoires de bousculer ce vieux pays transi de révolutions ou de sombrer dans le plus penaud chiraquisme d’antan…  Devenu vulgairement impopulaire, raillé par ses pairs, n’ayant pas rendu tout possible, le petit Nicolas va pourtant se relever, et renaître de ses cendres, petit à petit, jour après jours, pendant de long mois de souffrance et de la beur acharné sous le soleil noir d’une impopularité déchirante…

 

         Pour cela, il va reprendre la prestance présidentielle qu’il avait singulièrement abandonnée ! Lui qui avait voulu moderniser ce pays, le faire rentrer dans le grondante aventure du troisième millénaire en abandonnant le monarque républicain qui pesait sur lui comme une chape de plomb, va dès maintenant, comme répondant aux appels paternel d’un pragmatisme qui le lui ordonne expressément, se couronner d’un peu de gaullisme à l’ancienne, pour redonner de luisance à sa sombre côte de popularité mélancolique… Cérémonie solennelle sur les poilus, moins d’interventions, plus de splendeur et de pompeux, le nouveau président est arrivé, et il est tout à fait dans la norme de ce qui semble être l’idéaltype schumpétérien du président de la cinquième république…

 

         Voyons ce que ça donne, est en attendant, délectons du plaisir simple et saint de l’imagination, et songeons à la beauté très berlinoise de jeux olympiques qui seront organisés dans un état on ne peux plus démocratique et où l’on se fait gentiment massacrer quand on esquisse d’un mouvement discret des lèvres, l’horrible affreux puant mot blasphématoire : « Dalaï… » 

Par Lukaleo - Publié dans : Chroniques de Ronchon
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 21:29

undefined          Vanitas ! Vanitas ! Oui, j’en appelle à toi, sombre et menaçante absurdité de la vie, terrifiante et triste bouffissure de la condition humaine, superbe et inamicale fatuité de l’existence, moi qui te voudrais comme auréole céleste de ma soixantième chronique…  Car cette chronique sera à mon image : consciente dans les plus profond replis de son âme présomptive de la nullité qui la nimbe, de la vacuité qui la compose, et du génie qui l’illumine parfois, le temps infime d’un ultime battement de cœur, pour un cardiaque en phase terminale. Je sens en moi, monter la colère, la foudre et le courroux du pamphlet, la chaire et le sang m’enivre les narines, je veux faire couler les larmes : bon dieu ! Je suis Ronchon ! Je suis le chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, et sacré nom d’un chien je vous le dis : ça va chier !

            Après cette introduction faussement grandiloquente, revenons si vous le voulez bien aux affreusetés minables qui constitues ce que je crois être notre frivole civilisation déliquescente… Tandis que notre première dame nymphomane écrit des articles vengeurs et furibonds contre la publication voyeuriste d’articles qui n’ont à ses yeux de journalistiques que le nom, et en réussissant le pari fou et non moins audacieux de convoquer dans le même paragraphe Pierre Augustin Caron de Beaumarchais et Gad Elmaleh (ce qui se passe de commentaires), vient d’arriver « Sarkozy 2 : le retour »… C’est en effet la suite d’une épopée dantesque qui raconte le furieux quinquennat de notre président… La première partie racontait son arrivée au pouvoir, après une conquête magnifique et digne des grands instants de notre histoire.

           Au début, tout va bien, il surprend tout le monde, fait beaucoup de coups, reste très haut dans les sondages… Mais au fur et à mesure qu’il prend conscience de sa position historique et de son pouvoir gigantesque, le successeur légitime de Louis XIV, de Napoléon Bonaparte et de Charles de Gaulle, s’est mis à déconner : yacht, jet privée, divorce, coups politiques dangereux, stratégie manifestement inefficace, désacralisation à outrance d’un pouvoir présidentiel américanisé et tout ce qui s’en suit… Ayant pourtant mit sous sa botte une droite domptée, à enterrer une gauche dangereusement inexistante, à chier sur un centre déconfit, à marginaliser une extrême droite pompée et à ridiculiser des anti-capitalistes démodés, le président, qui avait devant lui un boulevard historique, est devenu impopulaire, avec à ses côtés un premier ministre silencieux que le peuple a ériger au rang de rock star plus connue que le Christ lui-même…

          Cette première partie était donc une sorte de « grandeur et décadence » romantique, où s’exprimait la folie subite et soudaine d’un homme ivre de pouvoir qui perd ses esprit, épopée dégénérescente d’un chef d’Etat pris dans la tourmente d’un vertige face à l’énormité de la tâche qui est la sienne, tiraillé par ses volontés furibardes et contradictoires de bousculer ce vieux pays transi de révolutions ou de sombrer dans le plus penaud chiraquisme d’antan…  Devenu vulgairement impopulaire, raillé par ses pairs, n’ayant pas rendu tout possible, le petit Nicolas va pourtant se relever, et renaître de ses cendres, petit à petit, jour après jours, pendant de long mois de souffrance et de labeur acharné sous le soleil noir d’une impopularité déchirante…

         Pour cela, il va reprendre la prestance présidentielle qu’il avait singulièrement abandonnée ! Lui qui avait voulu moderniser ce pays, le faire rentrer dans le grondante aventure du troisième millénaire en laissant dépérir le monarque républicain qui pesait sur lui comme une chape de plomb, va dès maintenant, comme répondant aux appels paternel d’un pragmatisme qui le lui ordonne expressément, se couronner d’un peu de gaullisme à l’ancienne, pour redonner luisance et hauteur à sa sombre côte de popularité mélancolique… Cérémonie solennelle sur les poilus, moins d’interventions, plus de splendeur et de pompeux, le nouveau président est arrivé, et il est tout à fait dans la norme de ce qui semble être l’idéaltype schumpétérien du président de la cinquième république…

         Voyons ce que ça donne, est en attendant, délectons du plaisir simple et saint de l’imagination, et songeons à la beauté très berlinoise de jeux olympiques qui seront organisés dans un état on ne peux plus démocratique et où l’on se fait gentiment massacrer quand on esquisse d’un mouvement discret des lèvres, l’horrible affreux puant mot blasphématoire : « Dalaï… » 

 

 

Par Lukaleo - Publié dans : Chroniques de Ronchon
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 15:24

undefined     Que voilà donc que le blog Lukaleo repart ! En effet, après une longue période brumeuse de léthargie intellectuelle, d’hibernation journalistique et de torpeur satirique digne des plus beaux spécimens cadavéreux du Père-Lachaise, notre blog récemment hâve et livide, reprend ce qu’il conviendrait d’appeler du poil de la bête en une résurrection miraculeuse qui restera, j’en suis sûr, dans les fraîches anales de la blogsphère imbécile. Aussi, que serait le blog Lukaleo, sans son plus vaillant et emblématique chroniqueur acariâtre du mercredi noir, moi, Ronchon, chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, et qui s’en va répandre son venin belliqueux sur le toile, comme au bon vieux temps, pour la cinquante-huitième fois…

     Mais avant de causer d’actualité, revenons en quelques lignes bien senties sur la mort clinique de notre blog favori… Rien de bien méchant en vérité… Simplement, voyez-vous : une certaine lassitude, une perte d’inspiration subite, un ras-le-bol éminent, et puis disons-le, une crise existentielle, surgissant tout droite d’un contenu éditoriale bâtard oscillant périlleusement entre satyrisme pur et dur, et de la création artistique détachée de tout rapport journalistique avec l’actualité brûlante. Dans ces conditions délétères, une cessation d’activité fut proclamée, habilement dissimulé sous les apparats dramaturgiques d’une mort annoncée. Une pantomime puérile qui est aujourd’hui terminée : notre plate-forme culturelle multimodale est de retour, et ce sera pour longtemps, avec tenez-vous bien, pas le moindre changements franchement décisifs au niveau du contenu. On repart, comme avant, avec peut-être plus de texte. Enfin, non en fait. Voilà, rien de bien folichon, convenez-en.

      Mais tandis que le blog Lukaleo procédait mollement à sa lente décomposition, le monde lui, n’en a pas fini de vivre dans la plus fatigante frénésie… c’est d’ailleurs là problème : on ne peux pas comprendre ce monde, il change trop vite.  Par ailleurs, je refuse tout net de causer du prix de la baguette de pain, ni des pantoufles en velours de madame Martin qui habite Garges-lès-gonesse, comme le ferait le premier journaliste, depuis vingt ans à treize heures sur TF1. Très peu pour moi. Parlons plutôt d’une chose qui me semble être de l’information, de l’actualité, de la vraie, de la grande, de la fameuse. Il s’agit naturellement des palpitantes élections américaines, et plus précisément, de l’étrange cas du candidat Obama.

         Voyez-vous, contrairement à tout le monde en France, je n’ai aucune tendresse pour cet Obama. Ni voyez-là aucune trace de racisme anti-noir à la Klu-Klux-Klan, aucune emprunte d’anti-conformisme ou la volonté obsessionnelle chez moi de faire chier le monde (quoique…) mais plutôt le fruit spirituelle d’une réflexion intense sur le sujet de ce candidat démocrate atypique, qui est aussi réjouissant qu’affligeant. Réjouissant car il est la preuve (en tout cas son succès) que l’Amérique a profondément changée, et pour une fois, en bien. Ce pays est prêt à mettre un noir à sa tête, le monde est au bord d’avoir pour premier personnage, un homme de couleur…  1848, rien qu’en France, c’est quand même pas le bout du monde, voyez donc un peu le chemin que les occidentaux ont parcouru (et cela indépendamment du fait qu’Obama n’est pas un descendant d’esclave mais celui d'un vulgaire immigré...)

          Mais le problème, c’est qu’au fond, Obama, s’il casse la baraque (…je n’ai pas peu m’en empêcher), c’est uniquement parce qu’il est jeune et noir… D’un talent stratégique et oratoire hors normes, notre homme a su faire de ses spécificités à premières vues handicapantes en politique, des avantages monstrueux capables de renverser une machine bien huilée à la Clinton. Son succès, et ce n’est pas vite aller en besogne que de le dire, est basé uniquement sur sa couleur, et sur sa jeunesse : ce type est tellement jeune qu’évidement, il n’a pas encore eu le temps de faire des conneries… Du coups, ses adversaires sont bien emmerdés pour l’attaquer : il n’est rien, Obama c’est un grand vide… Ce type est un projet. Une chose en devenir. Mais à part hurler constamment qu’il veut le changement, il ne dit rien aux américains. Et c’est en cela qu’il est affligeant. Ce n’est rien qu’une image, une image bien jolie, mais une image. Et les images, quand elles gouvernent la première puissance du monde, ça fait du grabuge. Remarquez, c’est exactement la même chose quand c’est des fous furieux qui la gouvernent… et je dis ça pour l’autre brute, McCain…

        Voilà pourquoi, vu de France, je serai tenter de dire que le meilleur, c’est la femme à l’autre pervers. Du reste, depuis l’autre côté de l’Atlantique, j’imagine que les choses, se déforment un peu. Et puis, de toute façon, je voterai pas, donc ce que je pense… d’autant plus que je n’ai jamais rien vu d’aussi complexe qu’une élection présidentielle américaine… avec la Théorie Générale, de Keynes, la loi de la relativité, d’Einstein, la phénoménologie de l’esprit, de Hegel, et un plan pour étagère de chez Ikea…

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Barack Obama n'est pas plus que les autres hommes politiques, étrangers à l'hypocrisie...

Par Ronchon - Publié dans : Chroniques de Ronchon
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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /2007 08:59

ronchon-logo.JPG

      L’exultation est un sentiment qui m’est aussi étranger qu’une sino-turque aux origines corses, et qui préfère Louise Michel à Bob Dylan. Cela dit, c’est sans doute d’une émotion similaire dont je fus animé quand il me sembla avoir compris la machiavélique stratégie politicienne de notre tombeur de ces dames nationales. Et c’est de cette exaltante constatation dont je vais vous faire l’enseignement en cette  cinquante-septième chronique, moi qui suis, je vous le rappelle pour la cinquante-septième fois consécutive, le chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité. 

       Faisant le bilan impertinent au possible, sans tomber dans le sarkozysme le plus décadent ni dans le gauchisme primaire des hommes-grenouilles, il m’est venu au visage une chose qui m’en esbaudit les esgourdes au simple fait d’y penser : il n’y pas sous Sarkozy de solidarité gouvernementale ! Et ça, il faut bien le dire, c’est une forme de rupture, parce qu’avant c’était le chevènementiste adage qui était d’usage : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne » 

       Or, Fadela Amara, ministre d’ouverture A.O.C., n’a pas fermé sa gueule quand elle hurlait à tue-tête son indignation face au dégueulasse de l’amendement ADN de l’autre emmerdeur législatif ; et que je sache, elle n’a pas démissionné non plus ! Rama Yade, et à une moindre mesure son compagnon Kouchner, non plus n’ont pas fermé leur grande gueule diplomatique à la venue de l’autre emmerdeur libyen, et n’ont pas non plus démissionnés, en claquant violemment la porte au nez de Sarkozy et de l’autre emmerdeur matignonesque. Devant un tel désordre, que dis-je un tel capharnaüm gouvernemental, ne sommes pas en droit de nous demandez si Sarkozy est au niveau ?...peut-il gouverner la cinquième puissance du monde, alors qu’il n’est même pas capable de faire taire cinq ministres d’ouverture qui se court après ?!

        A cette légitime question, certes, mais d’une affligeante caducité, je répondrai par un rictus narquois et non moins sardonique : « Ahahahahah ! » Car en effet, je crois avoir décelé la terrifiante mécanique qui anime, depuis six mois maintenant la rutilante machine à gouverner la France, en écrasant, surtout, l’opposition gauchiste, déjà aussi active qu’un gros soulard en coma éthylique ! Faisant rentrer dans son propre bercail des gauchistes, ou des personnalités qui n’étaient initialement dans son camp, Sarkozy, ce noble Napoléon des temps modernes, c’est abroger le droit de faire taire les socialistes, de les faire sombrer dans l’oubli médiatique le plus ténébreux. En effet, il savait bien que ses ministres d’ouverture allaient parfois exprimer leur mécontentement… et il savait bien aussi, que ce mécontentement serait bien plus audible que celui de l’opposition, puisqu’il viendrait précisément de l’intérieur du gouvernement ! et si tout le monde se rappelle du mot dégueulasse de Amara, personne ne se souvient de ce qu’a pu dire Fabius, Royal, Hollande ou toute la trique des vieux cons mitterrandolâtres qui se tapent les uns sur les autres depuis leurs imperdables défaite.

        Tout ça pour dire que si Sarkozy n’a pas changé la France comme il nous l’a fait croire, c’est-à-dire en faire le pays le plus prospère du monde, il n’en pas moins profondément changé la vie politique française, en bien ou en mal, la question n’est pas là, mais avec, c’est incontestable une diabolique habilité et un talent méphistophélique.


Voilà c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !  

Par Lukaleo - Publié dans : Chroniques de Ronchon
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 01:18

Où es-tu Ennio…que fais-tu…Ennio…où vas-tu, Ennio ? Le monde passe et la débâcle t’emporte…il bruisse le vent frais des mers du nord sur les cheveux de l’empereur ! Et moi…qui et où suis-je ? Mais diable ! Je suis Ronchon, le chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité…et je m’en vais vous causer pour ce qui semble être ma cinquante-sixième chronique consécutive ! Voilà qui me va bien ! Eh bien allons-y alors ! Qu’est-ce qu’on attend ? Et puis en plus, pas besoin de s’en retourner la tripaille intellectuelle pour savoir de quoi causer : le thème de la semaine est tout trouvé, je crois : Kadhafi ! 

       Le philosophe, ou le poète maudit, enfin un mec qui passe sa journée à se masturber l’esprit, disait : « Ceux qui ne nuancent pas sont tous des gros cons ! » Vu mon statut de planificateur attitré de la roublardise pessimiste de ce monde outragé par les infâmantes truanderies de la pensée unique, je me dois de ne pas être con : je pourrai donc très bien me contenter de dire que ce qui se passe est purement scandaleux. Que recevoir le Big Brother de la Lybie le jour de la commémoration planétaire de la déclaration mondiale des Droits de l’homme, c’est en quelque sorte chier sur deux siècles de combats acharnés pour la justice et l’humanisme. Je pourrai dire que recevoir en grandes pompes celui qui clame que le terrorisme est légitime pour les pays pauvres, et qui s’en est d’ailleurs servi contre nous, dans le pays qui devrait être le phare qui guide le monde vers la liberté, c’est un esclandre sans égal dans l’histoire de la République. Je pourrai affirmer sans vergogne que je crache sur le président Sarkozy, qui a fait, en six mois à peine, de la bimillénaire nation française, une vulgaire balance commerciale sans aucun principe, prête se faire enculer par les pires traînés dictatoriales de la planète. Je pourrai seulement exprimer mon mécontentement quand à la politique vers-la-face-cach--e-de-la-nuit.JPG diplomatique française, la dangereuse pente qu’elle est en train de prendre, après avoir fricoté avec la Chine communiste et totalitaire, avec la despotique Tchad, avec la Russie poststalinienne du grand démocrate Poutine. Je pourrai m’interroger avec stupeur et tremblements quant aux mensonges d’un président fraîchement élu qui affirmait pendant son admirable élection, qu’il serait absolument intraitable sur la question des Droits de l’homme, et qu’il ne se coucherait jamais devant des dictateurs, mêmes pour des gros sous. Je pourrai me dire de tout cœur avec Rama Yade, en disant, moi aussi, que la France n’est pas un paillasson, où l’on plante allègrement sa tente folklorique pour des raisons pseudo-diplomatiques, bonnes qu’à faire mouiller les touristes japonaises en manque de sensations fortes. Mais de tout cela je nuancerai ! 

        Parce qu’en effet, si on y réfléchit bien. Sarkozy, en 2012, il la veut, sa réélection. Et il sait bien que dans cinq ans, on va lui la rappeler, son invitation foireuse à Kadhafi. Sarkozy, on le sait bien, il a les yeux rivés tous les jours sur sa popularité, et il ya a fort à parier pour que le scandale innommable qui se trouve être cette visite ne lui est pas profitable. J’imagine par ailleurs que ce n’est pas par bonté de cœur que Nicolas Sarkozy accueille l’un des pires tyrans de la planète…voilà qui doit faire froid dans le dos, de serrer la main d’un ordure pareille. Donc, si ça se trouve…Il était obligé de le recevoir, Kadhafi…depuis les infirmières… Alors, ça ne l’excuse pas…Mais au moins, cette visite aurait un sens : c’était, peut-être, l’une des conditions fixées par l’admirable colonel, pour qu’il accepte de libérer les otages. C’est juste une lubie que je sors, là, pour le plaisir d‘en dire une. Bien sûr, qu’il a envie d’implanter des entreprises en Libye, bien sûr qu’il veut au moins vendre une petite douzaine de rafale à quelqu’un Sarkozy… Mais admettons au moins que ce n’est pas avec la joie du lapin en liberté ! Nuançons que diantre.

                                Voilà c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !  

Par Lukaleo - Publié dans : Chroniques de Ronchon
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