Point d'artifices pour la mansarde

Publié le par Lukaleo



     De mes entrailles vieillissantes s’extirpent avec difficultés des gargouillements intestinaux   que mon vieil âge ne saurait retenir, et assourdit par ses infâmes borborygmes cœliaques, je décide, moi, RONCHON, tordu torero tordeur torpillant les torchés torche-culs de la torrentielle torréfaction tortionnaire, torve tortue au tortillard torticolis donnant torride torgnole à la toronneuse tornade toroïdale torsadant la tortillante torsion torrentueuse, et enfin chef de file de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, j’ai pris la ferme décision de vous parler de l’abstention recordwomen qui a ombragé le premier tour de l’élection législative de cette année 2007.   

     Car en effet, 40 % d’abstention, c’est trop, et 60 % de participation, ce n’est pas assez ; et d’ailleurs au vue des résultat, on peut se poser la question : cette assemblée est-elle représentative des électeurs français ? La réponse est non, puisqu ceci ne sont pas venu. Alors ils font ce qu’ils veulent, si leur bonheur de voir dehors le doux soleil sardinier d’une après-midi de mois de juin était plus fort que la peur du ciel parlementaire ombragé des cinq ans à venir, ça les concerne. 

     C’est indubitable, ces législatives, placées juste après les présidentielle, ne sont plus qu’un plébiscite pour la nouveau président : état de grâce et cohérence électorale font que la droite allait forcément gagner la majorité, et entre nous ce n’est pas plus mal, parce que franchement, ce n’est pas la peine de voter pour un président de droite, si on veut ensuite un gouvernement de gauche. Cependant, comme le disait si bien mon géniteur, « il y a des limites à tout »  et c’est la raison pour laquelle je m’insurge, non seulement contre cette trop forte majorité qui se prépare, mais surtout contre les électeurs de gauche, qui n’ont même pas eu l’intelligence suffisante de se déplacer ! 

     Ah, ils sont remarquables ces jeunes qui se sont « inscrits en masse », elle est belle cette démocratie française « de retour », il est costaud ce « sursaut démocratique » que l’on a observé au mois de mai. Tout cela était superficiel, et prouve cependant une misère démocratique rarement atteint : avec des chiffres parfois si faibles et parfois si forts, les gens pensent incontestablement que c’est le président qui fait tout, et que le parlement ne sert à rien. De plus, ces chiffres montrent une démobilisation politique monstrueuse, la mort définitive d’idéologie centenaires, et surtout la fin d’une citoyenneté républicaine !
 

     Je m’explique. Les électeurs de gauche, certes, ont perdu aux législatives. Le découragement, la tristesse, font que le moral du « peuple de gauche » était bien bas, d’où des gens qui sont difficilement mobilisables. Je comprends ; et en même temps je me dis qu’il faut sacrement être con, pour laisser les gens de droite bâtir tranquillement une énorme majorité sarkozyste à l’assemblée, qui comble de désolation, n’aura pas d’opposition. Et après, il viendront se plaindre : « Ouais, Sarko : facho ! Le salaud il a tous les pouvoirs ! » Bande de cons. Fallait y aller, vous « soulager dans les urnes » comme vous dites ! Si Tonton, paix à son âme, vous voyait ! Si Lionel, paix à son âme, vous voyait !   



     Et puis quand le président sortira un truc vachement pas de gauche, le débat n’aura pas lieu à l’assemblée nationale, c’est-à-dire au parlement, c’est-à-dire, là où l’on parle. Non, le débat, il aura lieu dans la rue, c’est-à-dire, en dehors des institutions démocratiques, c’est-à-dire, hors du parlement, c’est-à-dire, pas là où l’on parle. Alors, bien sûr, rassurez-vous, la démocratie n’est pas en danger, du moins, ce n’est pas l’écrasante majorité UMP qui la met en péril. C’est plutôt nous, le peuple ! Parce que la démocratie ça se fait dans les deux sens, et qu’un peuple qui ne vote pas, est décadent, crachant au visage des hommes et des femmes qui luttent contre les dictatures du monde entier, et pour le droit de vote. Alors bande d’inconscients puants dans votre nullité fascisante, anti-parlementaire et individualiste, je vous le demande, le cœur lourd et le corps harassés : « ça mord » ?




Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, à mercredi prochain, et d’ici là je vous emmerde !

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Publié dans Chroniques de Ronchon

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