Post-Scriptum

La vie vaut-elle la peine d’être vécue ? Voilà l’une des questions existentielles que je me pose, moi, RONCHON, obscure obscurantiste obsédant obsédé par l’obscure obsession obséquieuses aux obliques obsèques obsessionnelles de l’obstinée observation obstructive et de l’obsidienne obsolescence obtuse aux obturantes obédience objectiviste et non moins oblative et enfin chef de file rabat joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, j’ai décidé de vous parlez du triomphalisme étincelant des socialistes au soir de leur éclatante « victoire » après l’annonce du nouveau visage de l’Assemblée Nationale.
C’était certes il y a très longtemps, dans des temps immémoriaux même, puisqu’il y a trois jours environ que les français étaient devant le poste, constatant incrédules le remarquable retournement de succès que les socialistes ont opéré. Ils ont 240 députés, et ils jouent les César assit sur un tabouret en or massif qui réclame au Vercingétorix UMP de bien vouloir se prosterner devant lui. Un seul détail oublié dans cette analyse : ils ont perdu.
Ah, c’est vrai quand même, se sont de sacré malins ces socialistes : quel génie visionnaire que d’avoir su si habilement tirer parti d’une TVA Sociale inopportune, qui, si magnifiquement caricaturée, allait permettre à ce parti (qui perd toutes les élections nationales depuis 12 ans) d’avoir une véritable présence à l’assemblée, et non pas parce que les électeurs étaient séduits par leur projet, mais uniquement parce qu’ils s’étaient laissé berner par de vaudevillesques bandeaux « socialiste », où il s’agissait de voter contre un stratégie à l’étude et non pas pour une vision de la société. Et par ailleurs, quelle campagne présidentielle que celle de Ségolène Royal qui s’est brillamment soldée par un score, pour le moins assez faible.
Et en pleine soirée, alors que Fabius donnait à l’un de ses adversaire de droite une bonne leçon de politique (la vague n’a pas eu lieu : vous avez certes la majorité absolue, mais enfin c’est pas non plus le bout du monde !), il se ramasse en pleine gueule le petit mot improvisé du couple Hollande Royal qui se sépare, et qui fout à plat toute sa sublime théorie, Pangloss qu’il est de la science diplomatique.
Mais ce n’est pas tout. Depuis la cuisante défaite des présidentielles, depuis l’accablante débâcle aux législatives (car s’en est une), les socialistes devraient apprendre à accepter la défaite : car à ces deux élections, ils n’ont pas perdu, pire, ils sont déjà « en route pour de nouvelles victoires » ! C’est à n’y rien comprendre, et c’est dire par ailleurs l’état dans lequel est ce parti : il ne fait plus que perdre, et pourtant, il est heureux ! Et il nous parle de rénovation ?
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, à mercredi prochain, et d’ici là, je vous emmerde !