Vieilleries furibondes

A Lyon, la soie a débordé et le Rhône s'est foutu en jersey : c’est comme l’amour quand ça se débine, t’y fous de la soie et il te rend du spleen ! « Furibonderies, quand tu nous tiens », c’est bien ce que je me dis, moi, RONCHON, faubourien fauché faucardant faussement les fautifs fausset faunesques, fauviste faux-fuyant fauchant la fausse faune fauvette des fautrices faucilles formaliste et des forcément fortiches fornicateurs foreurs aux forgeables forceps formaté et enfin chef de file rabat joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, j’ai décidé de faire un rapide et concis tour de l’actualité, sans pour autant perdre de ma grogneuse superbe pamphlétaire qui me caractérise fort convenablement.
Tout commence avec le départ de Tony Blair de Downing Street, qui après dix ans au pouvoir en Angleterre laisse donc la place à l’un des individus sur terre qu’il supporte certainement le moins, le très chaleureux Gordon Brown, dont la gaieté de cœur se lit sur le visage d’enfant, et dont l’apparente austérité shakespearienne suffirait à faire cailler du lait frais. Cependant, ce travailliste sarkozyste (il est du même parti que son prédécesseur, à participé à son gouvernement, et appelle pourtant à la rupture) à la gueule de croque-mort blanche comme une patte, aura pour tâche de sortir son armée du bourbier irakien, seule erreur commise par son devancier loucheur, dont le bilan consiste en la construction d’un Etat digne de recevoir tous les jeunes cons de France, qui après avoir manifesté contre le CPE, s’en iront à Londres, pour « perfectionner leur anglais » et puis aussi travailler, et cela même si c’est dans un pays connu pour son socialisme léniniste, à la sauce Tchatcher.
Ensuite, il y a cette nouvelle de nos amis les socialistes, français, eux, et qui n’ont pas gagné une élection nationale depuis plus d'une dizaine et qui n’en prenne pas le chemin, c’est le moins qu’on puisse dire. Après une mascarade pompeusement déguisée en conseil national où l’on craignait le terrible PUTCH de Ségo, et où elle n’est d’ailleurs même pas venue, retenue qu’elle était par des obligations régionales (eh ça, elles y croit où elle nous ment comme pour le SMIG ?), on apprend la création d’un cabinet fantôme, par Jean-Marc Ayrault. Or, après la volonté de ne rien changer dans le calendrier par les Eléphants, et donc de laisser la refondation pour plus tard en laissant à la France une opposition mitterrandolâtre ; on est en droit de se demander si un parti qui n’a pas d’idée, pas de chef, que des adhérents Bobo de dernières minutes, et qui ne sait pas où il se trouve idéologiquement n’est pas précisément fantôme ? Mais un fantôme, ça peut foutre les chocotte à n’importe qui, et notamment à la droite, tandis qu’un cadavre, ça prend de la place, ça pue et ça sert à rien, n’est-ce pas messieurs écologistes et stalinistes, euh…pardon, communistes ?
Que dire aussi de la reformes des université que le gendre idéal Bruno Julliard refuse avec toute la soixante-huitarde véhémence cheguevaresque (laissez-moi me marrez) que lui permet sa petite condition bourgeoise d’étudiant pré pubère dont la puérilité n’a d’égale que la rareté des membres de son syndicat d’étudiants bassement gauchistes ? Je rajouterai avec exaltation que c’est bien lui le seul adolescent sur qui devrait s’appliquer la nouvelle loi qui, si elle est votée, fera en sorte que les mineurs récidivistes soient traités en adultes, ce qui va contre la morale la plus élémentaire, et je dis cela en dépit du jolie sourire de Rachida Dati, mais qui devant les rechutes grévistes de tels coco rejetons pourrait bien s’appliquer.
Mais le pire des semaines chargés que nous vivons, ce n’est pas ces 6 mois fermes pour avoir filmé une agression, ce pauvre enfant écrasé par une voiture de police chauffarde pour deux sous, les rapports un peu tendus entre un Chirac marocain est une justice pointilleuse, l’odieuse découverte d’une momie pourrissante, et qui n’est pas la cinquième République gaullienne, bien que l’on pourrait le croire ou encore un François Fillon momifié sauf quand il s’agit de course à pied mais bien le duo le plus improbable de tous les temps, celui que même Hitchcock ou Stephen King n’ont pas osé imaginer : celui qui unit au ministère de la ville Christine Boutin et Fadela Amara, la Bernadette Soubirous traditionaliste de l’assemblée Nationale avec la banlieusarde style « génération MLF » qui tient sans faire de vague depuis le 19 juin, soit un peu plus d’une semaine aujourd’hui !
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, à mercredi prochain, et d’ici là, je vous emmerde