Boutades crépusculaires

Publié le par Lukaleo

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     La Carte au Trésor résonne derrière moi, et ce n’est pas sans une certaine appréhension, bien naturelle par ailleurs, que j’écrit ces lignes, car moi, RONCHON, je n’ai pas de dictionnaire ! Or comment, voulez-vous faire ce genre d’introduction verbeuse bourrée de sentences inconcevables formants les uns après les autres, dans une prolixe crépitation de sonorités lyriques, l’éclat moliéresque de phrases, pourtant dénudées du moindre sens, puisque les mots qui la compose sont consciemment associés à des termes oxhydriques à l’égard de ceux-ci, si vous me suivez. Or donc, voici que nous allons résumer la semaine.

     Celle-ci est naturellement dominée par le discours de politique général de monsieur le Premier ministre, que ce dernier à prononcé dans un hémicycle, qui si lui était majoritairement favorable, n’en était pas moins souillé de l’inopportune présence des quelques derniers staliniens du monde, associés, bien étrangement d’ailleurs, à de rares écologistes, qui n’ont de commun avec leurs marxistes compagnons que le fait de faire partie d’un parti moribond, et qui surtout, n’ont fait que hurler à la mort pendant tout le discours du chef du gouvernement. Il ne s’en fallut de peu que je n’écrive au palais bourbon pour savoir si les députés en question n’avaient pas la voix cassée, simple pensée qui me réjouissait.      

     Mais la jovialité qui m’envahissait alors ne m’empêcha pas de déceler dans les propos de François Fillon, une sorte de suicide constitutionnel : « Mesdames messieurs les députés, je ne sert à rien : bientôt, c’est le président qui viendra vous parlez ! » Autre constatation intéressante, il ne parla pas une seule fois de la dette, chose sur laquelle son parti a pourtant été réélu. Rappelons cependant que ses décisions, ou du moins celles du président, font que se creusent les déficits. Ceci explique peut-être cela. Reste à savoir à quoi sert ce premier ministre ! Car aussi sympathiques me soit l’actuel chef de la majorité et sa raie sur le côté, il n’empêche que son inutilité n’a d’égale que l’épaisseur broussailleuse de ses hirsutes sourcils. Et je pèse mes mots. Par ailleurs les réformes constitutionnelles qui s’annoncent ne font qu’aggraver (ou améliorer) la situation : le régime est devenu présidentiel ; autrement dit, à l’américaine. Or, dans ce cas, le parlement est trop faible, est le premier ministre ne sert à rien. Le cinquième République est-elle morte ? Peut-être. Les funérailles auront-elles lieu ? Peut-être pas. Et là n’est pas la question.   

     Que s’est-il passé d’autres ? Nous avons appris, que sa femme (c’est-à-dire l’épouse de lui, celui que l’on ne nomme plus) se sert de l’argent du contribuable pour ses frais de bouches, chose particulièrement rassurante : elle ne manque de rien, et c’est à croire que c’est l’argent de nos impôts qui fait que le couple Sarkozy tient. Et je ne sais pas vous, mais le fait que l’argent que je donne avec bonheur à l’Etat, qui est paraît-il surendetté, soit utilisé pour gaver comme il se doit la première dame de France, qui n’a décidément pas à se plaindre, me réjouit tout bonnement. Et je suis Ronchon, alors pensez !

    Les jours qui ont précéder cette chronique ont aussi vu l’avènement des terribles résultats du BAC, qui suscitèrent par leur gravité, nombre de visages atterrés chez certains jeunes imbéciles qui vivaient l’ineffable drame de réussir leur examen, mais malheureusement sans la moindre mention, trouble shakespearien que Victor Hugo n’osa pas décrire dans ses Misérables, ni Voltaire dans son fameux Candide. Les tragédies horribles que je décris ici, s’apparentent au désarroi de Guy Roux, qui vit le drame national de ne plus pouvoir entraîner : l’appareil exécutif français se devait de se mettre en branle, et dans les plus hautes sphères de l’Etat, ont se devait de réagir.


     Et les français semblent beaucoup plus angoissés par le sort du gnome auxerrois aux bonnet, qu’aux attentas terroristes qui frappent l’Angleterre ! Ce qui me semblent d’ailleurs être bien naturel ! Cependant, ce n’est pas ici le principal de la semaine : le plus terrible, ce n’est certes pas Wiltord, dieu vivant que l’on opportune pendant son entraînement ou la défaite rassurante des All Blacks, ni même la récente tentative de suicide d’Alain Juppé, ou la tentative de rachat de Lu par les ricains ! Non le plus terrible, c’est le duo, Christine Boutin-Fadela Amara, entre la vierge effarouchée de la droite pétainiste et l’énervé du village qu’elle est ni pute ni soumise, et qui tient depuis 15 jours….. 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !

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Publié dans Chroniques de Ronchon

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U
celle la c'est  ma preférée ...p.s : si c'est possible de m'envoyé mon portrait caricaturé, histoire d'etre l' egale d' une militante anti-avortement ou d ' une miulitante de " ni pute ni soumise " ; je sais, ça sera dure ...
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L
Ensemble, tout devient possible