On a perdu la gauche
Freddie Mercury, le plus célèbre des zoroastriens, chante que le spectacle doit continuer au moment précis où je commence à écrire que justement, le spectacle continue. Certes, les mois de juillet et de août ont surgit du calendrier avec toutes les bonnes nouvelles que cela suppose, rien n’arrête l’actualité du monde dans sa marche inaltérable et les questions qu’elle suscitent non plus.
Pour vous prouver que ce j’avance est bien vrai, voici, comme ça, au hasard, l’une de ces sus décrites questions aussi sombres et mystérieuses que le cuir chevelu de Demis Roussos : existe-t-il encore une gauche en France ? Non, parce qu’entre nous, on est en droit de se le demander : le parti socialiste est un peu à la politique ce que le hollandais volant est la marine, un fantôme, qui se ballade, dans les eaux vaseuses d’une mer qui ne lui est pas favorable. On n’entend plus parler de la reine du Poitou, plus non plus de l’ex-homme de sa vie qui a du cholestérol, ni du gros social-démocrate DSK, ni du libéral repenti aujourd’hui marx-léniniste qui ne cache pas sa calvitie alors que ce serait la moindre des choses. Pire, on ne voit plus notre dame de Paris que pour remettre des trophées risibles à des cyclistes dopés et les quelques autre ténors socialistes, qui au lendemain de leur éclatante défaite, avaient fait parler d’eux en se mettant sur la courge avec tout le panache post-mitterrandien qui les caractérisent, semblent aujourd’hui enfermés dans un silence de mort qui ne leurs ressemble pas, eux les crieurs professionnels de la scène politique.
Que diable donc se passe-t-il à gauche ? Pourquoi ont-il subitement disparu ? A première vue, IL a sa part de responsabilité. LUI, là-haut, à l’Élysée, parce qu’il faut bien le reconnaître, les dernières personnalités socialistes encore visibles aujourd’hui ne sont pas dans l’opposition, mais dans le gouvernement. L’homme politique le plus malin de ce début de siècle, en ce moment même en vacances du côté des Etats-Unis, a miner la gauche, en lui suçant certains de ses penseurs, la désorganisant du même coup, en la mettant même sous sa botte, en lui donnant un rôle considérable à l’assemblée nationale.
Mais elle doit aussi avoir sa part de responsabilité dans cette absence, qui me fait aussi peur qu’un livre de Stephen King, la gauche, car qu’en en effet, la PS reste la force politique la plus désorganisé du paysage politique français, à part pour exclure certains de ses membres, et c’est dur de donner des leçons à un gouvernement quand on est bon qu’à en recevoir, et en plus que ce gouvernement ne commet pas des bourdes qu’une opposition ne peut pas franchement critiquer, comme ave les infirmières bulgares, car en effet, quoi qu’on dise, aussi populiste peut-on être, les bulgares, elles sont libres, et Sarkozy y est pour quelques choses, c’est évident.
Alors elle a beau être plus puissante que lors du mandat 2002-2007, elle n’en est pas moins fragile cette opposition socialiste, au point d’ailleurs qu’elle n’existe plus. L’un des cas les intéressant et qui prouve la subjective disparition de la gauche, c’est Fadela Amara, la Bohemian Rapsody des couches sociales, qui est associé avec Christine Boutin, la We Will Rock you du passéisme traditionaliste, et cela au ministère de la ville, et sans faire de remous.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là je vous emmerde !