Vomi, chiasse et poêle à frire

Tandis que les médailles dessinent un cercle froid sur mon torse de vétéran aussi courageux qu’acariâtre, je me demande fort sur quel événement délétère je vais bien pouvoir cracher avec véhémence mon venin impitoyable de chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité. Mais cela, n’est pas un problème : mon talent est suffisant pour que je puisse débecter un crachat haineux au visage de n’importe quel thème ! Après tout, ce ne sera que ma quarante et unième chronique ! Vous voulez une preuve ? Tien je vais vous parlez du Big Mac ! Je sens pointez en vous une once d’incompréhension, mais détrompez-vous, cela est critiquable, et surtout à un rapport véritable avec l’actualité.
En effet, celui-ci fête dans les jours actuels, les quarante ans de sa mondialisation, comme le rappelais le Figaro, mon journal de chevet. C’est en effet bien cette hideuse immondice culinaire qui fait partie de ce que l’humanité mange le plus. Aujourd’hui, au vingt-et-unième siècle, alors que les peuples riches du monde pourraient largement se payer le luxe de manger de la nourriture, ceux-ci préfèrent la merde, et celle qui en plus, donne la chiasse. Sachez en effet, que chaque année il s’en vend à 900 millions d’exemplaires, et que vu la taille monumentale de celui-ci, et son prix, il est le produit le plus rentable pour l’ignoble restaurant dont les produits sont les plus nocifs, tant au niveau du goûts qu’au niveau de leurs désastreuses conséquences nutritionnelles. C’est cette espèce de HLM gastronomique à trois étages, bourré de viandes de bœufs avarié, de sauces aussi jaunâtres que dégoulinantes, de feuilles de salades faméliques et de choses dont on ne doit même pas soupçonner l’existence, qui est aujourd’hui mangée par presque un milliard d’individu chaque année, marquant la fin définitive de la nourriture, au sens où elle est bonne.
Mes l’infamie qu’il représente va encore plus loin : il s’agit pour Ma Donald de faire en sorte que l’infect produit sus décrit ait partout où il est commercialisé, c’est-à-dire partout, exactement le même goût ! La question est paraît-il de créer un « lien universel entre les consommateurs ». Je vous laisse donc entrevoir avec stupeur où en est l’universalité de l’humanité : le Big Mac ! Voilà donc où nous en somme, voilà donc ce qui fait que chaque être humain, qui n’est rien d’autre qu’un consommateur, est relié avec un autre par seulement par le Big Mac, voilà le nouvel étendard de la paix, le sacre-saint drapeau de l’amour entre les hommes : le Big mac ! Ceci me laisse pantois de dégoût. Les industriels de la nourriture, qui produisent des mets qui n’ont d’aliments que le nom, pensent que cette chose infâme, ce crachat au visage du goût fait « partie du patrimoine » . Donc, si un jour des extraterrestres venaient par hasard sur terre en nous demandant gentiment de leur faire un bref aperçu de notre brillante civilisation, nous leurs ferions jouez la neuvième symphonie de Beethoven, nous leur ferions voir La Joconde, la Chapelle Sixtine, la loi de la relativité, Citizen Kane, les pyramides d’Égypte, la Bible, le Coran, la déclaration des Droits de l’homme et cela sans oublier le Big Mac ! Et nos ami extraterrestres retourneraient vite chez eux avec des coliques qui leurs déchireraient le trou du cul !
Et pour finir sur une note encore plus consternante, je m’adresserai aux quelques imbéciles qui estiment que le France est un pays de merde peuplé que d’une bandes de franchouillards patriochards et racistes : nous, le peuple qui a vu naître Gotlib, Loisel et Enki Bilal, qui a fait publier des chefs-d’œuvre épique du neuvième art, nous sommes, après le Japon le second consommateurs mondial de Manga, ce genre de dessins au tire-ligne et au compas pour dessinateurs interchangeables ! De même, nous le pays de la haute et grande gastronomie, le pays des cordons bleus et des plus grands chefs de la planète, nous somme l’état du monde où cette ignominieuse multinationale sans vergogne nommé Mac Donald, fait la plus de bénéfices, après des Etats-Unis, alors, ce n’est pas pour dire, mais je n’y comprend plus rien !

La Photo qui fait vomir !
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !