Jésus, Lionel, Jeanne et les autres

Publié le par Lukaleo

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Si un mot pourrait bien définir notre époque, ce serait bien « ridicule » ! Et c’est en cela que Molière est plus contemporain que tous les cons avec lesquels on nous bassine en cette pompeuse rentrée littéraire, bien que moins bruyante que les autres années, il faut bien le dire. En effet, moi, Ronchon, chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et le jovialité qui en est ici à sa quarante-quatrième chronique, je considère avec la forte poigne qui me caractérise, que notre époque, est profondément, d’un point de vue systémique même, ridicule. Tiens, prenons par exemple, je sais pas moi : le Parti Socialiste ! Bon c’est vrai qu’en ce qui concerne le ridicule, les socialistes français sont les meilleurs du monde, on ne peut pas nous l’enlever et c’est la raison pour laquelle nous pousserons tous ensemble un grand Cocorico, afin de fêter cette grande victoire française !

Or donc, les socialistes français sont les preuves « vivantes » que le ridicule ne tue pas : ils vivent. Ridiculement d’ailleurs. Vous voyez où je veux en venir, en tout cas si vous suivez l’actualité avec l’attention du chasseur à l’affût du sanglier. Non pas que les socialistes vont encore se couvrirent de ridicule en mettant à leur tête Delanoë, ce qui n’est pas faux d‘ailleurs, non pas qu’il vont perdre les cantonales, ce qui va sûrement se passer, mais plutôt que leur anciens chef de guerre, Lionel Jospin dont la moindre évocation provoque le rire aujourd’hui, a des propos très virulents en direction de Ségolène Royal. Il dit en clair que c’était une courge qui pouvait tout faire sauf gagner une élection présidentielle. En plus d’être fondamentalement ridicule, cette attaque personnelle sans intérêt teinté d’un peu de « don de leçon » du meilleur aloi, est d’autant plus ridicule quand on pense à l’extraordinaire performance du critiqueur en question en 2002. La critique est facile mais l’art est difficile, dit le dicton en direction de ceux qui ne savent que critiquer. Mais quand en plus on est nul dans l’art, alors là on ferme sa gueule avec empressement, ou bien on est ridicule, et de surcroît, complètement con.

Paf. Mais le plus ridicule dans l’histoire, c’est la réponses de celle à qui l’on crache à la gueule dans ce livre : « Pardonne-leur, il ne savent pas ce qu’il font ! » Cette phrase peut générer des larmes d’émotion quand celui qui l’a dit se fait insulter par des rustres qu’il est venu sauver, et à cause desquels il est en train de crever dans d’atroces souffrances cloué comme un Rubens sur une croix. Mais par contre, elle est ridicule quand elle est dite par une mégalomane en puissance qui se prend pour Jeanne d’arc et qui nous explique qu’elle à affaire à une bande d’obscurantistes qui l’aurait crucifié ou brûlé depuis longtemps s’ils le pouvaient, le tout bien sûr sans oublié de jouer la femme oppressé qui, victime du sexisme et du machisme de ces hommes sans pitié, symbolise à elle seule les malheurs des trois milliards de femmes sur terre. Bref, c’est qu’on atteint là le ridicule d’un Chirac après avoir dissout l’assemblée Nationale, en 1997.

Mais le ridicule est comme le monde : universel (phrase à méditer) ; et ainsi, il est à gauche, comme à droite. Depuis quelques jours, comme ça, sans raison apparente, un peu comme une demoiselle un peu têtue et imprévisible, notre gouvernement se met à émettre l’hypothèse d’une guerre contre l’Iran. Bon, d’accord, ben après tout pourquoi pas, en Irak, ça a été un tel succès qu’on peut bien s permettre de recommencer un petit coup pour le plaisir de foutre la merde et de faire quelques morts. Le ridicule trouve aussi ici l’un de ses paroxysmes les plus inquiétant. Mais au fond, ce qui est bête, c’est que la France perd l’une des dernières choses appréciables du gaullisme : une certain indépendance, en tout cas vis-à-vis des américains, et que Chirac à farouchement défendu lors de la crise irakienne en 2003 avec le panache dont on se rappelle encore avec une jubilation non dissimulé : youpi ! Mais là, Sarkozy fait marche arrière, et en quelques semaines, détruits des décennies de travail diplomatique, en se positionnant encore plus loin que les Etats-Unis républicains sur le dossier irakien. Cela donne à Sarkozy de tristes allures anti-française de courtisan versaillais qui veut plaire à tout prix au bon roi soleil américain : et comme le dit si bien le célèbre film, ce comportement est proprement : ridicule

     Bien sûr, je pourrai vous parler des test ADN que l’albinos ministre de je ne sais quel gouvernement voudrait imposer pour les étrangers qui veulent faire du regroupement familial et puis aussi du discours de Sarkozy sur les questions sociales, qui sont des thèmes dont l‘essence même est le ridicule. Mais je ne le ferai pas. Et je conclurai sur cette note d’espoir : le ministère de la ville fonctionne bien, enfin comme d’habitude je veux dire ! Christine Boutin et Fadela Amara sont en effet allée le mettre en chantier au beau milieu de la place Bel court à Lyon, pour un but de communication qui reste inconnu, mais qui encore une fois doit trouver son sens profond dans le Ridicule, cette notion étrange, qui si elle tuerait, serait plus meurtrière que la Peste Noire, la Grippe Espagnole, la second et la première guerre mondiale et Jack l’éventreur réunis, ce qui laisse rêveur….

                                   Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !

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Publié dans Chroniques de Ronchon

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