Soleil sur la mélancolie
Cachant dans le vice et la fourberie mon insatiable bonté, je suis un individu comme il n’y en pas deux, et c’est de cette situation parfaitement incroyable que je tire ma principale fierté, moi, ROCHON, chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, qui s’en vient musarder dans vos misères, un peu comme Apollinaire, mais pas avec la même force littéraire ce qui est relativement dommage pour ceux qui savent de qui il s’agit, ce que je ne crois pas une seconde, pauvre plouc ignare et sans importance, pour qui la vie est une successions désordonnée d’événements extraordinaires séparés d’une attente perpétuelle, comme disait je ne sais plus quel premier ministre de la France sous cette République détestable qu’était la Quatrième. Cela étant dit, cette semaine, deux événements ont retenus ma messianique attention : Sarkozy et Sarkozy, ce qui naturellement vous étonne farouchement.
Il ya bien sûr cette histoire de divorce, qui, si ce n’est déjà fait, sera prochainement prononcé et qui peut-être considéré comme une sorte de mémorable moment historique à la porté supra temporelle, puisque c’est la première fois, en 23 présidents de la République, que l’un d’eux divorce pendant l’exercice de ses fonctions, et par ailleurs, ce sera bientôt la première fois depuis des temps immémoriaux que la France n’aura pas de Première Dame. Je vous laisse imaginer avec stupeur l’impact terrifiant que cela va avoir sur la conduite des affaires. Par ailleurs, la seule chose qui m’intéresse dans cette intrigue matrimoniale fascinante, c’est cette relation amoureuse balzacienne (j’aime ce qualificatif trop rare à mon goût) entre l’actuel chef de l’Etat, et sa future ancienne épouse. On dit qu’elle fut à un moment donné tout à fait « fusionnelle », ce qui est assez beau. Par suite, comment ne pas être ému par le personnage paltoquet de Sarkozy, qui aura donné à sa femme jusqu’à la France. Mais elle, froide et terrible qui lui dit qu’elle n’en veut pas de sa cinquième puissance du monde et de ses otages à libérés, et qu’elle le quitte, en le laissant seul comme un chien dans sa tour d’Ivoire Elyséenne.
Et il fait ce qu’il peut pour que le divorce soit un peu retardé, pour que son porte-parole (ou porte-silence), ne fassent aucun commentaire sur cette affaire, ce qu’il fait d’ailleurs brillamment. Mais c’est trop tard, c’est fini. Elle le quitte. Ont sentait bien que c’était différent, que la Cécilia n’était pas dans son assiette ces derniers temps, mais enfin bon, le président, c’est triste ce qui lui arrive. J’veux pas dire, mais moi, voyez, ben ça me fait monter la petite larme ! Voilà ! Pis merde, voilà que je chiale ! Et aller dont ! Comme une gonzesse ! Houhou ! Le président ! Elle s’est cassée ! Mais quelle renfrognée de la gondole celle-là ! Houhou…Hein, non mais qu’est-ce qu’elle croit la Cécilia ! Que toutes les premières Dame de France elles sont heureuses comme des cannelles ? Et les reines elles étaient heureuses, les Reines !? Houhou ! Non ! Non ! Houhou ! Elles n’étaient pas heureuses ! Mais elles restaient quand même ! Elles portaient sur elles le poids de l’histoire, avec un peuple sur le dos, et une machine institutionnelle sur les épaules ! Et elle ! Alors que son mari a tout fait, elle se casse, parce que ça lui plaît pas ! Et le Destin ! Et la France bordel de merde ! Hein ! On y pense ! Ca va quand même faire un millénaire et trois siècles qu’elle existe ! On va quand même pas faire passer nos coucheries devant !
Houhou ! Bouhouhou ! Snif ! Oh, fait chier tiens ! Bouhou ! Sarkozy ! Excusez-moi, si je suis dans cet état, c’est que je sais pas ce que j’ai…..oh, ça doit être, je sais pas, mais enfin oui, c’est la grève de la SNCF…..la grève……grève………….. OHIN !!!!!! Sarkozy ! Sniff ! Le pauvre, Ouhouhouh………
Voilà c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !