Cigarrête

Publié le par Lukaleo

     Tandis que dans le cendrier qui de trouve à côté de moi tombe les cendres ardentes toutes droites sortit de mon cigare churchillien, moi, RONCHON, farceur finaliste dans la flagellation furibonde des fumisteries françaises et des flagorneries franchouillardes, fifre führer féerique dans la fouine fallacieuse des feuillues fillettes furieuses et des fins flanc fieux aux facettes folichonnes, fatigué fatigable des fadaises de foutre facial et des festins fêtards, fou foyer fringant de la frime au frangin faiblard et au fatum flippant, fasciste funeste faussant fièrement le florissant fatras des farouches fagotin fabulistes, et enfin chef de file rabat joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, j’ai décidé de faire cette nouvelle chronique sur l’interdiction stricte de Fumer dans les lieux publics.      

     Certain me diront avec une vivacité qui les honorent que cette loi selon eux de santé publique et de courage politique, est une bonne chose. Comme il se doit, vu mes convictions d’anti-tout, je suis contre cette loi, d’autant qu’il est une valeur que j’apprécie tout particulièrement, c’est la liberté. Je pense que les fumeurs sont libres de fumer où ils veulent, et que les non-fumeurs sont libres de se démerder pour ne pas être incommodés.

     Et puis l’Etat, qui est celui qui me garantit la liberté dont je vous ai parlé, et qui par conséquent fait mal sont travail, et aussi sensé garantir le libre-arbitre, l’indéterminisme et surtout la propriété privée. Or, un bistrotier fumeur avec des clients fumeurs, propriétaire de son bar ne devrait pas être obliger strictement d’interdire la sécurité dans son café, alors qu’il y est chez lui. Je pense qu’il devrait pouvoir le faire selon son bon plaisir, ça s’est toujours passé comme ça dans les pays du monde libre, monde dont nous faisons partit, je vous le rappelle, au cas où vous auriez oublié. Je n'ai rien contre l'Etat-Providence qui vient me prendre la main quand j'en est besoin, mais par contre l'Etat-babysitter qui me demande de me mettre la main sur la tête, il ne me plait moins.

     Moi-même je ne suis pas un fumeur (je l’ai été avec la pipe, mais voilà que j’ai arrêter) et ben ça ne me réjouit pas de savoir que mon interlocuteur (avec moi dans un lieux publics) sera obliger de partir pour ne pas m’incommoder de sa fumée. Mais je vous le dis, je suis plus incommodé par son absence que par sa fumée, et du coup je vais le suivre dehors. Je ne serai donc certes plus incommodé de son absence mais de sa fumée, en plus du fait qu’on est été obligé de se faire chier pour trouver un endroit où on a le droit d’en griller une.

     Demandé à un anglais ce qu’il préfère en France, « le fait que tout le monde que tout le monde fume n’importe où » va-t-il vous répondre, vous pouvez y aller j’ai moi-même fait l’expérience avec un néo-zélandais. Supprimant la cigarette des lieux publics, c’est défranciser la France , et surtout américaniser notre pays : imaginé un petit peu le nombre de procédure ridicules qui vont envahir les journaux d’ici quelque temps avec l’exemple d’une entreprise dont le siège social et un gratte-ciel de la défense.

     Sans vouloir trop m’attarder là-dessus, imaginer qu’un fumeur va une fois par heure en fumer une. Cela va lui prendre une demi-heure, le temps de descendre et de remonter l’ascenseur, de sortir et de rentrer dans l’immeuble et en fin, de fumer. Ce temps là est-il du temps perdu (oui selon les patrons) qui ne doit pas être compté sur le salaire, ou est-ce un temps de réflexion (oui selon les syndicats) où le salarié pense au rapport qu’il va faire ? Bien heureux celui qui saura la réponse, d’autant plus que, notez bien, rien n’ »empêche un non fumeur de rester à se faire chier tout seul : il va suivre son meilleur ami pour la demi-heure cigarette, sans fumer.

     Et pendant ce temps, alors que toute l’entreprise est dehors (puisque rares seront les salles pour les fumeurs vu les emmerdements qu’elles apportent), un crash boursier aura lieu à Wall Street, et la compétitivité des entreprises françaises va encore diminuer. D’autant plus que nous arrivons dans un truc où être fumeur sera une tarre, avec moins de chance d’être embauché, plus les spot publicitaires qui vous empêchent de dormir la nuit. Le grand Pierre Desproges avait écrit un livre (Vivons heureux en attendant la mort) où ils faisait bien comprendre au lecteurs que vivre c’était mourir, et que toutes les privations du monde ne conduisait qu’à la mort. Santé public, laissé moi me marrer !

                              Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, à mercredi prochain et d’ici là je vous emmerde !

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Publié dans Chroniques de Ronchon

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