Rap(eux)

Publié le par Lukaleo

     Dix-sept, année où Germanicus triompha à Rome, est le nombre attaché à cette chronique qui n’est autre que la dix-septième, et moi, RONCHON, paradeur paladin pamphlétaire pourrissant paraboliquement les pitoyables patapoufs pathognomoniques de la perpétuelle pensée poétique, pommelé pochard platonique parcourant prodigieusement les provençaux psaumes pompeux du pléthorique paroxysme paternaliste de la parfumée parjure paresseuse et du pointilleux pouilleux poisseux, pouillard porcin pornographe et poujadiste pourriture peu pragmatique par rapport à moi-même, qui est aussi par ailleurs le chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, j’ai décidé de faire ma nouvelle chronique sur le rap.

   

     « Nous sommes à 39 jours du premier tour d’une élection présidentielle qui s’annonce historique, et le vieux con grognon va nous parler d’un truc qui n’a aucun rapport avec l’actualité, sinon les récentes et non moins accablantes victoires de le musique ! » Voilà ce que vos jeunes esprits d’internautes se sont dit à la lecture de cette introduction dont je ne suis pas peu fier. Et bien comme à l’accoutumé, je dirai que je vous emmerde. La formule Mozart qu’on assassine est tout à fait adéquate au thème d’aujourd’hui.

     Cette pseudo musique assourdissante et braillarde, où l’on entend sans répit des énergumènes extrémistes chantant de leurs criardes voies carnavalesque, qui s’apparente plus à un moteur de mobylette qu’au son mélodieux d’un violon, et dont on salue de partout avec véhémence la qualité wagnérienne me consterne. Comment l’oreille humaine peut-elle supporter plus de deux minutes d’affiler ces phonèmes discordants, que dis-je, ces bruits exécrables ? Comment un individu, se considérant lui-même comme un mélomane, peut-il se délecter avec bonheur de ces bourdonnements assourdissants et intolérables qui se répètent sans la moindre imagination ? Nul ne pourra répondre à mes interrogations Brahmsienne car il s’agit de goût personnel, mais laissé moi dire que ceux qui affirment qu’on doit respecter le rap en tant que musique, font partie de ces individus détestables, considérant que rien ne pu, mais que tout sent la merde.

     Or, ce mouvement musical de pacotille, est, à mon sens, sur la forme comme sur le fond, très proche de l’état de merde. Car si la musique de ce « style », dont la simple évocation me soulève le cœur, doit faire retourner Beethoven dans sa tombe et Mozart dans sa fausse commune, le fond est tout aussi consternant, Brassens et Gainsbourg peuvent certainement témoigner. On nous dit que le rap à un message, qu’il a des choses à dires. Moi, je veux bien, mais son message est un message de haine (les « NTM », et «  la France est une pute » le prouve) et aussi un message qui n’est autre que des lamentations plaintives qui consistent à répéter dans chaque album à la manière des romantiques, mais avec la beauté du texte en moins et la grossière lourdeur de celui-ci en plus, que tout le monde il est méchant, que tout le monde il est raciste, et que même les hommes politiques y veut pas de nous les gens qui sont dedans les cités, et que on va tout casser. C’est pathétique. 

     Que la jeunesse gueule à travers la musique que le monde entier l’opprime, c’est normal, elle est là pour ça. Mais la musique doit aussi et surtout être porteur d’un idéal. Je n’ai jamais pensé des groupes de rock des années soixante ce que je pense du rap des années deux milles. Celui-ci ne propose rien, n’est porteur d’aucune envie, d’aucun espoir. Il se contente de faire sauvagement un constat accablant, il est vrai, mais qui reste un Etat de fait. Et comme tout ce qui se contente de constater, le rap, est creux. Pire, il stigmatise des populations qui se sentent représentées par ces jérémiades coléreuses, et qui pensent par la non évolution des propos du rap qu’aucun espoir de se sortir de la merde sociale des cités n’existe, et que ce problème est à jamais figé dans l’histoire de France. La plainte et le narcissisme de ces râpeuses conneries ne sont pas non plus qu’artistiques, les grosses maisons de vendeurs de disques se sont mises sur l’affaire, et la grosse brune au cheveux court qui hurle son malheur et du même coup sa nullité au monde est plus un produit médiatique à la Ségolène Royal dont la dangerosité n’a d’égale que celle de Nicolas Sarkozy, qu'une artiste.

                             Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, à mercredi prochain et d’ici là, je vous emmerde !  

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Publié dans Chroniques de Ronchon

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F
Franchement, cet avis sur le rap est trop catégorique pour être juste. Je vois au contraire ce style comme une façon de relativiser ce qui se passe dans les banlieues à travers un traitement artistique de ce qui s'y passe.
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