Petit insolent !
Comme chaque mercredi que dieu fait, je sens pointer en moi le courroux wagnérien d’une émulation incontrôlable, qui contenue en ma carcasse de cerbère libelliste, veut exploser aux yeux du monde, dévoilant la souveraine puissance de mon exaspération ravageuse. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui, et c’est la raison pour laquelle je me lance dans l’écriture passionnée de cette quarante-troisième chronique, qui s’ajoute à mon œuvre comme la pierre infime au monument délétère représentant un doigt d’honneur vengeur pointé contre les cons de toutes les espèces. Et c’est dans cette exaltante perspective que, moi, Ronchon, chef de file rabat-joie de la lutte contre l’optimisme et la jovialité, j’entreprends méchamment d’en écrire contre ce qui se passe dans l’actualité de ce si bel endroit du monde et qu’on appelle avec une larme de fierté dans la voix : la France.
Car en effet, ce petit endroit du monde à un nouveau chef, qui présente la particularité oxymorique d’être tout frais et tout chaud, deux termes de sens contraires qui veulent dirent la même chose : il est là depuis peu. Mais en peu de temps ce nouveau chef a fait beaucoup de choses, que j’appellerai avec un rictus orthographique du barbarisme outrageant de « commentables » (vous pouvez aussi voir en ce mot un brillant néologisme), en tout cas sur la plan bassement politicien. Il apparaît que ce chef est extrêmement présent dans les médias, TF1 par exemple, ce qui n’est pas le cas de ses « collaborateurs », qui semblent aussi insignifiants que le parti communiste : le premier ministre de la France, par exemple, vous savez celui qui, institutionnellement, est responsable devant le parlement de la politique gouvernementale dont il est le chef, tout comme de la majorité parlementaire, vous le remettez ? Bon, il se trouve que ce poste est aujourd’hui occupé par monsieur François Fillon, cet individu inélégant qui arbore avec fierté une raie sur le coté obsolète et des sourcils broussailleuses comme la forêt vierge. Nul doute que ce personnage aux cernes caricaturaux est celui qui fait tourner la machine gouvernementale, comme il est celui qui a rédigé le programme de Sarkozy. D’un autre côté, sa transparence, au sens propre du mot, laisse pantois : on n’en entend presque jamais parler, toute la place est prise par son patron. Et la seule fois où il ose et où il parvient à l’ouvrir, il se fait engueuler par le président comme un gosse à qui l’on donne une humiliante fessée devant tout le monde !
C’était pas plus tard qu’hier, lorsqu’il a parlé des régime spéciaux. Il paraîtrait qu’il aurait été nul. Personnellement je peux pas dire, je ne l’ai pas vu, ce qui nous amène à penser que si on peut l’ouvrir une fois par mois, on a intérêt à ne pas se tromper, ce que Fillon ne parvient même pas à faire. Mais ce qui est bon pour le premier des ministres et bon pour les autres : Borloo, vous savez ce qu’il est devenu dans son « super ministère de l’écologie », et qui n’a de super que le nom ! Moi je ne sais pas ce qu’il fait le pouacre ? C’est pareil pour Pecresse : elle nous a pondu sa réforme post-it des universités, elle s’est fait remonter les bretelles, et puis s’est fini, elle a disparu. Kouchner, on ne peut pas dire qu’il brille autrement que par le pseudo-scandale qu’a provoquer sa judaïse trahison infâme, et son dernier voyage en Irak n’arrange pas les choses. Rama Yade ne fait plus parler d’elle que parce qu’on ne respecte plus sur sa propre personne les Droit de l’homme (paraît qu’on l’a engueulé sévèrement). Sa copine Rachida Dati, à part faire des lois esclandres qui ne servent à rien et enfermer les membres de sa famille, n’a pour seul utilité que celle de faire le ménage (comme l’a si brillamment dit un acteur du médias cathodique). Laurent Wauqiuiez ne dit plus que des connerie (le réforme des régimes spéciaux se fera-t-elle par décret ?), Christine Lagarde et son collègue Woerth pratique la méthode Coué en ce qui concerne la croissance (qui ne vient pas, et cela malgré le cataclysmique choc fiscal), et enfin, même les ministres qui ne sont pas encore nommé ne font que des conneries, il suffit de regarder Bernard Laporte pour s’en convaincre. Le bilan, non pas pour le chef de ce petit endroit de la terre, mais pour ceux qui se trouve être ministres, est bien triste : ils ne peuvent rien dire, et la moindre connerie est synonyme de punition immédiate, c’est-à-dire de disparition médiatique. Mais le pire de tous ces exemples accablantesques (comme dirait l’ancien chef de ce petit endroit du monde), c’est bien qu’ensemble, au ministère de la ville, travaillent les deux personnalité les plus éloignées politiquement qui soit : Fadela Amara et Christine Boutin ! Disons-le, notre situation est aussi catastrophique que celle de la Belgique !
Voilà c'est tout pour aujourd'hui, à mercredi prochain, et d'ici là, je vous emmerde !