Chapitre 28
-Mais puisque je vous dis que je ne sais rien ! sanglotait ce dernier. Je vous en prie, laissez-moi tranquille !
-Ah non ! Alors là jamais !
Philibert reprit sa corde avec laquelle il frappa de nouveaux les escarcelles du dessinateur :
-AAAAAAAAAAAAH ! cria celui-ci
-Non mais tu vas arrêter de te foutre de ma gueule ? Je vais finir par croire que tu aimes ça bordel !
Patrick avait un visage remplit de larmes.
-Si tu continus, je vais la tuer cette fille !
C’était une menace terriblement injuste que celle-ci, d’abord la pauvre Maud n’avait rien à voir la dedans, mais surtout, Patrick ne connaissait pas le code, comment aurait-il pu le lui donner, et de ce fait comment aurait-il pu sauver sa bien-aimée ?
-Hein, cette Maud, si je la tue ? reprit le moustachu…
-Mais je ne connais pas ce code !
Philibert se redressa, il était droit comme un pic, d’une rigidité physique qui rappelait celle qui caractérisait son esprit. On sentait qu’il serrait sa mâchoire, ses poings et ses fesses pour ne pas que son énergie ne parte de travers. Puis, pensant qu’il avait absurdement tous les droits, ou plutôt tous les pouvoirs, il ne laissa plus longtemps sa colère destructrice l’envahir, et il explosa.
Il donna un violent coup de pied dans la tête de Patrick et pris un couteau :
-Amener-moi la fille !
La porte commença à s’ouvrit. Elle allait très lentement, et Philibert qui était sur le qui-vive, se mit à secouer du pied en mettant ses mains sur ses reins. Une fois ouverte après une bonne quinzaine de seconde de battement figé, on pouvait voir qu’il n’y avais personne derrière. Puis, Maud surgit, projetée par un choc frontal au cul d’une certaine désobligeance. Elle tomba par terre, au pied de Philibert. Sa bouche était bandée, et elle regarda de ses yeux de chiens battus son père. Comme elle était couchée, elle se trouvait en bonne position pour voir les attributs testiculaires de son pseudo géniteur. A la vision de ceux-ci, elle changea de visage, tandis que Philibert lui la libera de ses chaînes et la souleva par les cheveux.
Alors, il lui mit le couteau sous la gorge, et demanda en face à Patrick qui regardait terrifié cet odieux spectacle :
-Donne-moi le code ou je la saigne à blanc !
Notre ami, misérable, dévêtu devant son enfant voyait ainsi celle qu’il aimait le plus aux portes de la mort, il sentait qu’au moindre mot, Philibert était prêt à « tuer le cochon» avec ces coups de lames dont il devait avoir le secret. Patrick se résolut alors dire :
-38, 06, 22, 15, 15, 22.