Chapitre 31

Publié le par Lukaleo

     -Si ça ne vous fait pas de problèmes, nous resterons dans cette pièce, bien qu’elle ne vous rappelle peut-être des mauvais souvenirs, commença Marius en regarda une grande tâche de sang par terre et aussi et surtout le cadavre de Philibert.

     -Mais non, ça ira mon petit ! répondit Patrick en faisant mine de ne pas être au bord de la chute de tension.

     -Et pis en plus bravo, pour le coup du faux code…

     -Ben justement, coupa Patrick, j’aimerai bien que tu m’en dises un peu plus sur ce code. Veux-tu mon petit ?

     -Alors ça tombe à pic, c’est justement de ça que je dois vous parlez, avec le contrat.

     -Et bien alors allons-y !

     Marius réfléchit quelque seconde, sous le regard impatient de Maud et de Patrick, côtes à côtes, dont la complicité familiale semblait renforcée depuis ces évènements tragiques.

     -Pendant des années, débuta Marius, il y a eu un monde bipolaire. Les capitalistes contre les communistes, les hommes contres les femmes, les blancs contre les noirs, les chiens contre les chats, les stylos bics contre les stylos plumes, le petit commerce contre les grandes surfaces, les globes contre les planisphères, les calculatrices contre le calcul mental, et j’en passe. Et puis ce que le public ne sais pas, c’est qu’il y a eu un autre affrontement, secret celui-ci. Un affrontement plus terrible que tous les autres réunis, bien que celui qui opposait la croûte à la lmdq-31.JPGmie de pain doublait sûrement les autres. Cet affrontement dont je vous parle, c’est celui de deux entreprises. Deux entreprises qui étaient pour le moins malsaines. Des mafias si vous préférez.

     -Mais quel est le rapport avec moi dans ton histoire de  conflits ? 

     Marius ne semblait pas comprendre cette question dont la réponse était évidente pour lui. Il avait la tête sceptique d’une jeunette perplexe devant une émission télé de qualité. Ce n’est que lorsqu’il se souvint d’une des clauses du contrat qui disait de répondre à toutes les questions de Patrick qu’il répliqua :

     -Mais enfin, c’est vous qui dirigiez l’une de ces deux entreprises.

     Patrick eut le sentiment d’avoir loupé une phrase de Marius, car la brutalité des paroles de celui-ci ne faisaient qu’augmenter son incompréhension, mais maintenant habitué de ces situations, il lui demanda de continuer et il s’exécuta : 

      -Vous dirigiez donc cette mafia, et il y en avait une autre, elle dirigée par l’exécrable Gilles Irtagues, un autre français.

     Patrick n’arrivait plus à s’exprimer.

    -Et voyez-vous, cet homme était votre pire ennemi. Nombreuses sont les occasions où vous avez voulu vous entretuer mutuellement et simultanément. Mais jamais l’un n’est parvenu à assassiner l’autre. 

     Devant de tels propos, Patrick fut très inquiets, tous ces évènements que ce Marius décrivait avaient-ils vraiment eu lieu ? Et si oui, pourquoi n’en avait-il aucun souvenir ? Pourquoi parvenait-il à se remémorer toute son existence, de sa naissance à ses cinquante ans sans jamais parler de Mafia, ou de ce  Gilles Irtagues. Qu’est-ce qui se cachait donc sous cette histoire ?

     -Mais comme vous étiez plus malin qu’Irtagues, vous avez eu l’idée de lui mettre une puce électronique dans la tête, pour qu’elle éclate. Cette puce, était donc une bombe, c’est vous qui aviez le pouvoir de la faire exploser.

     -Et comment ? demanda Maud, fascinée qu’elle était par les dires éclairés de cet arcane insondable qui prenait le nom peu commun de Marius.

     -Il suffit de taper, sur un boîtier spécial le fameux code.

     -Et où est ce « boîtier spécial » mon petit ? questionna Patrick, qui riait presque de désespoir face au l’incongruité de cette histoire.

     -C’est-à-dire que vous êtes le seul à le savoir, répondit Marius.

     -Et pourquoi diantre Philibert voulait-il ce code ? demande plus intelligemment Maud.

     -Mais c’est très simple. Philibert, répondit le binoclard en regardant son cadavre, faisait partit des services secrets français. Ceux-ci savaient que vous étiez partit de la direction de votre entreprise.

     -Parce que je suis partit ? demanda brusquement Patrick.

     -Ben…oui puisque vous étiez à Boën ! répondit Marius qui était aussi loin de comprendre le sens de cette question qu’une limace était éloignée de l’autre bout de la départemental n°22 qu’elle avait décidée de traverser il y a de cela une heure.

     Un long silence.

     -Mouais. Mais alors j’étais aussi à Boën quand je dirigeai l’entreprise, là !

     -Mais non, puisque que vous dirigiez l’entreprise ! 

     Total incompréhension des deux côtés.

     -Bon, la question de Patrick c’est quand est-ce qu’il a arrêter de diriger cette mafia ? demanda sèchement Maud.

     -Il y a environ 6 mois, répondit Marius, sans comprendre cette mascarade de questions aux réponses normalement évidentes pour le premier concerné.

     -Mais il y a 6 mois je ne dirigeai aucune entreprise ! C’est insensé !

     -Chut…, lui fit doucement Maud.

     Patrick sentait qu’il s’éloignait de la vérité. Il croyait s’en être approché, il croyait presque pouvoir la toucher, mais voilà q’elle s’éloignait de nouveau, disparaissant dans un brouillard inextricable. Mais encouragé par sa fille, il continua, découragé et terrifié :

     -Oui, alors la suite, sur Philibert…

     -Oui, lui il faisait partit des services secrets français, qui savaient donc que vous étiez partit. Ils se sont donc concentrer sur le dernier mafieux influent de la planète, à savoirs Gilles Irtagues. Rapidement, ils ont découvert son horrifiant projet. Cette découverte vous allez voir va établir un lien avec vous.

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Publié dans Le mémorial de quand

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