Chapitre 30
Etonné de se voir encore vivant, le sauveur de Patrick se toucha la tête avec les mains. Puis il contempla sa rédemptrice, reconnaissant. Il se souleva alla en direction de la porte, la ferma, et mit une chaise sous la poignet pour ne pas qu’une personne de l’extérieur ne puisse rentrer. Justement quelque seconde plus tard, un homme de dehors demanda :
-Philibert ! Tout va bien ?
Ceux à quoi le libérateur répondit en enrayer gravement sa voix :
-Oui, je me débrouille !
Contre toute attente, son stratagème fonctionnât et le garde du dehors repartit. Alors, cet homme mystérieux se colla contre la porte, soulagé. Patrick et Maud l’observaient, incrédules. En vérité, ils attendaient qu’il leur dise quelque chose pour les aider à comprendre, ce que ce pithécanthrope très compréhensif, n’oubliait pas de faire rapidement :
-Oh excusez-moi ! dit-il, gêné.
-Je vous remercie, dit aussitôt Patrick.
-Il n’y a pas de quoi ! Après tout c’est dans mon contrat ! répondit ce jeune homme dont les cheveux bruns en bataille, gras et bourrées de pellicules, le petit nez dégoulinant, les yeux marrons caché par des lunettes qui descendaient jusqu’au joue, souillées elles-mêmes par un sec sourire d’une inquiétante longueur n’étaient pas sans rendre victime d’une certaine hilarité. Il demanda avec une anxiété dans la parole :
-Vous n’êtes pas satisfaits de moi ?
Patrick n’en pouvait plus de tous ces contrats, mais sentant la main de sa fille non biologique sur son épaule, il décida de jouer le jeu :
-Ah ben ça ! Je suis bien content de vous mon petit ! Comment t’appelles-tu mon petit (remarquez qu’il décida aussi de l’appelez « mon petit ») ?
-Marius, répondit-il, ému par tant de grâce et de reconnaissance.
-Et bien Marius, heureusement que tu était là !
-Si je puis me permettre, heureusement que votre…fille était là, dit-il en contemplant avec de la gratification et de la douceur dans le regard les yeux de Maud, rougissante devant cette tendre déclarations de reconnaissance que lui faisait ce, certes mal foutue garçon, mais tout de même d’une galanterie rare de nos jours.
Mais Marius, revint vite à lui et dit à Patrick, qui par ailleurs n’avait absolument rien remarqué :
-Mais j’ai… Dans mon contrat, il y avait autre chose.
-Quoi donc ?
-Je dois vous dire des tas de choses, très importantes, que c’est écrit.
-Mais donne-moi le ce contrat au lieu de palabrer inutilement mon petit ! cria Patrick en haussant le ton.
-Oh excusez-moi, fit Marius en se baissant, comme une chien en soumission à son maître. Mais vous m’avez dit de le brûler.
-Ah oui ! Suis-je bête ! Mais quel étourdit que je suis ! répondit Patrick, qui rentrait de nouveau dans l’obscure, où la lumière de son savoir ne perçait plus les brumes de l’ignorance :
-J’avais oublier ce détails, c’est quand même drôle ? dit-il en regardant sa fille encore debout, ce qui lui fit penser par ailleurs qu’il était toujours assit. Mais avant toute chose aurais-tu l’obligeance de bien vouloir me détacher ?
-Oh ! Mais bien sûr !
Marius détacha Patrick, particulièrement gêné du nudiste spectacle qu’il n’avait pas tout à fait remarqué, dans la panique de l’action. Une fois libéré, notre ami se leva, remit son slip et son pantalon, après avoir pudiquement demandé à sa fille et à Marius de se retourner. Tandis qu’il remettait un de ses lacets, il vit son visage dans l’un des milles bouts de la glace sans teint par terre, et cet horrifiant spectacle facial lui fit peur.