Chapitre 6
Une surprise de taille l’attendait ! En effet : Stéphanie, elle n’était plus là. Disparue la grosse ! Elle s’était réveillée, on l’avait enlevé, Patrick s’était gouré de jardin, on n’en sait rien, mais y’avait le cratère, et pas Stéphanie.
Laissant tomber par terre tous les médicaments, Patrick, sentant derrière lui une présence, se retourna,
ce que nous avons tous fait dans le cas où on sent derrière nous, une présence derrière nous. S’attendant à voir une Stéphanie rétablie ou un Loïc qui avait appelé la police, Patrick fut quelque peu stupéfait de voir un type de deux mètres et qui avait la gueule carrée de l’acteur américain qui joue dans Terminator, et dont j’ai pas envie d’écrire le nom pas possible. Il tenait sur son épaule gauche le corps inanimé de Stéphanie, et dans sa main droite une arme qu’on trouve que dans les bandes dessinées des américains, en tout cas le pensait Patrick. D’ailleurs, cette armoire à glace leva son arme et la pointa juste entre les deux yeux de notre héros, en dessous du point de rencontre des deux sourcils.
Celui-ci, sans faire de mouvements brusques, se laissa faire docilement, attendant la mort, qui de toutes façons arriverait, qu’il se mette à courir comme un lâche fuyard ou à se battre comme un homme suicidaire. L’homme de deux cent kilos chargea son arme terrifiante, mit son doigt sur la détente, tandis que Patrick fermant les yeux, voulait pleurer, crier, et si c’était possible ne pas mourir à cinquante ans pour une raison qu’il ignorait.
Sentant, la gâchette se renfermer, et la balle prête à bondir pour se loger dans le crâne de son destinataire, Patrick priait pour qu’on vienne le sauver. Il n’avait jamais voulu autant quelque chose, et pour la première fois, il sentait en lui la présence irréfutable et supérieur d’un sentiment profond et sombre, qu’on appelle la mort.
Mais, alors que Patrick pensait vivre ses derniers instants en entendant une arme à feu se mettre en branle, il se sentit encore vivant. Ouvrant les yeux, il vit le colosse lui tomber dessus. Le choc fut rude. Et Patrick eut du mal à respirer pour deux raisons : d’abord, sous cette carcasse de muscles, il y avait peu d’air, et qu’ensuite, le peu d’oxygène était pollué par une terrible odeur de cuir et de transpiration.
Sortant la tête à l’air libre, il vit Raymond Ratatouille, accourir une arme à la main, blanc comme un pâte. Il était le chef de la police dans le village. En 39 ans de carrière, à un an de la quille, il n’avait pas utilisé une seule fois son arme, et il n’avait du coup pas tuer un homme, et encore moins en lui tirant une balle dans le dos (puisqu’il ne c’est jamais servit de son arme, et qu’en plus il n’a jamais tué personne !).
Loïc sortit de la maison en courant, le téléphone portable à la main.
-C’est bon papa, j’ai appelé la police !
-Oui, oui, j’ai bien vu, répondit difficilement Patrick, étouffé qu’il était.
-Il m’ont dit de me cacher sous le lit, mais quand j’ai entendu le coup de feu, je suis descendu ! Mais, maman, qu’est-ce qu’elle a ?!
Patrick expliqua les évènements à Loïc et à Ratatouille, qui les yeux livides et perturbés, notait cela sur un papier en ayant l’air de penser à tous sauf à ça. De plus c’est Loïc qui finit par réveiller sa mère, en lui faisant du bouche à bouche, et cela malgré la colère de son père jaloux, qui était de toutes façons coincé sous le cadavre de celui que l’on nommera désormais l’américain.