Préambule

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Portes du paradis

Maximes et traits

 

 


"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison"

Montaigne

Ode à la joie

- Annonce carpatiste circonspecte et insoutenable - 

 Chers Carpatistes, un an après la création passée totalement inaperçue de ce blog, il était grand temps d'étendre, au delà de ce support sur lequel vous lisez attentivement ce texte rédigé avec l'amour de celui qui l'écrit, la création carpatiste vers d’autres sphères délocalisées dans les méandres facétieux et ironiques de l’infinie grandeur de cette saloperie de toile que l’on nomme vulgairement et grossièrement Internet. Mais trêve de balivernes oblige, c’est avec une ambitieuse volonté suicidaire que nous sommes joviaux de vous dévoiler l’émergence de ce nouveau blog que l’on apostrophe de part et d’autre des Tropiques du cancer et du capricorne, non sans une once de fierté :

 

 Le Moindre 

Immondices

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Vendredi 25 avril 2008

Après une brève résurrection il était tant que le blog Lukaleo quitte enfin l’humanité et s'en élève par-delà, rejoignant ainsi les catacombes sataniques des corps gangrenées et des âmes valétudinaires sous les sentencieuses lycanthropies de ses disciples révulsés. 

 

Après avoir embrassé chacun de ses disciples, le blog Lukaleo fut enlevé au ciel et s'assit à la droite du diable



Ainsi finit le blog Lukaleo.

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Lundi 31 mars 2008

Loin de poser des questions aussi ontologiques que téléramesques, à savoir si Les Ch’tis sont du cinéma, la terrible révélation de l’engouement singulier qu’a encouragé ce film, et cela n’est pas fini, témoigne de la situation décadente de la société française. Car qu’est-ce que Les Ch’tis sinon une ode pleine d’humilité et ma foi fort sympathique sur la misère la plus profonde qui nimbe non pas le Nord, mais la France toute entière ? et qui inspire la compassion ? Et le fait qu’il n’y ait pas de « méchants » à proprement parlé, démontre l’état psychologique des Français : un renoncement, ou du moins, une recherche d’apaisement, de paix dans un contexte belliqueux de conflits sociaux, de précarité et de mondilaistaion exacerbée toujours perçus comme des causes de malheurs. Je le clame haut et fort, les gens qui ont vu Les Ch’tis souffrent ! D’une souffrance qu’ils dissimulent par une  réjouissance sans borne pour la condescendance du film et l’humour qu’on qualifiera de dérisoire (c'est-à-dire de désespéré). Loin d’un « combat » traditionnel entre deux intérêts opposés d’où résulte un méchant et un gentil (auquel le spectateur s’identifie), qui las des cœurs toujours plus emprunts de pitié, Les Ch’tis est une tragédie totale ; et l'enthousiasme qu’il inspire, c’est la solidarité qui se fonde face au malheur de l’existence. Toujours est-il que tous ces gens qui vont voir ce film sont les archétypes d’un mal-être actuel ! Plus aucune agressivité, un désir de repos et de paix. Je vous le dis, ces gens sont des désespérés ! des suicidaires ! Ces gens sont exactement comme ces gens du nord qu’ils s‘en vont voir. Ils en ont pitié ! Et par-là, ils ont pitié d’eux-mêmes parce qu’ils s’identifient aux personnages et les comprennent! Ainsi, vous serez heureux d’apprendre qu’il y a aujourd’hui en France, si j’en crois ma fine analyse, 16.500.000 souffrants ! Et ce n’est qu’un début ! Quant à tous ceux qui n’ont pas vu le chef d’œuvre mélodramatique, ils sont les derniers bastions encore debout de notre pauvre pays en pleine décrépitude. Voilà les courageux, voilà les forts qui affrontent la dureté et l’âpreté de la vie au lieu de se réfugier dans l’illusion, dans la componction. D’ailleurs, je n’ai pas vu le film !

 

 

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Dimanche 30 mars 2008
Publié dans : Michel & Robert
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Samedi 29 mars 2008

 

Chez la Reine, Nicolas Sarkozy devait être partagé entre un sentiment d’exquise fierté et d’ennui profond. Il est sans doute jouissif pour un homme qui s’est toute sa vie durant, battu pour devenir notre Président de la République de tutoyer (enfin presque) la Reine d’Angleterre, incarnation même du prestige britannique et de la pudibonderie exacerbée. Les anglais, conservateurs émérites, non moins chastes et orthodoxes, pleins de vénération pour Sa majesté sénile qui n’a d’ailleurs pas plus fait pour ses sujets que William Henry Harrison a fait pour les américains, témoigne d’une cécité à l’égard d’une parodie à la fois de monarchie mais aussi de puissance qui pousse à l’idolâtrie d’un simple décor.

Le protocole qu’on a fait subir à M.Sarkozy et à sa dame aurait sans doute rendu jaloux Louis XIV, qui lui par contre, avait le pouvoir de faire ses conneries. Ainsi donc, l’affligeant défilé qui se mit en branle autour de la reine relève effectivement d’une parodie non seulement de mauvais goût mais au potentiel comique insoupçonnable. Notre bon Président, bien qu’auréolé de la présence, certes timide, mais ô combien distinguée de la ravissante Carla, (qui ne nous fait d’ailleurs pas regretter la désormais bernadétisée Cécilia), s’y est perdu et se trouva un tantinet isolé parmi les guignoleries cérémonieuses et autres farandoles carnavalesques. Ainsi faut-il être tour à tour guidé par autant de valets et de majordomes pour enfin entrevoir le visage disgracieux d’une Reine impassiblement posée sur un trône aussi puritain qu’elle prête à célébrer dans la plus grande exubérance une amitié retentissante, pleine de bruit et de fureur, intarissable et éternelle, devant des hôtes fébrilement installés sur des chaises inconfortables scrupuleusement disposées autour d’une table de trois mètres de longs parsemée par les membres indigestes de la famille royale qui semble trouver un certain plaisir à suivre de la manière la plus stricte et irréprochable qui soit une Etiquette des plus tatillonnes. Voyez le degré de perversion ! Tandis qu’elle cause, les invités portent un regard endormi sur la vieille femme qui leur porte alors un austère toast en signe d’estime. Inutile de décrire le repas insipide qui s’en suivit, et qui poussa finalement notre Président à s’enfuir vite fait avec sa dulcinée tandis que les pudibonds sirupeux se déridaient dans le salon autour d’un café Grand’mère.

Après tel spectacle, on est en droit de se demander de quel honneur les britanniques sont-ils gratifiés par la souveraineté de cette Reine qui fait survivre non seulement une tradition depuis longtemps dépassée mais qui entretient qui plus est des solennités datant d’Edouard l’Ancien ou d’Edmond 1er. Se sentent-ils donc si supérieurs, les englishs, aux bons citoyens français qui eux ont depuis longtemps divorcés des bourbons et des orléanistes, et qui ont même rompus avec la monarchie depuis presque un an !






Elisabeth II, chef de file attitrée de l'Association des Amis de Kant

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Dimanche 23 mars 2008

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Publié dans : Michel & Robert
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Samedi 22 mars 2008

            Comme son nom l’indique, Aïdigalayou est le plus grands des dieux. Dans la mythologie carpatiste, il est le dieu des étoiles. Très puissant, on dit qu’il erre dans la plus profonde solitude en Transylvanie subcarpatique où il gravit les plus hauts sommets enneigés et redescend parfois dans les profondeurs de la forêt où on dit qu’il est né. Il doit sa force légendaire à sa jovialité permanente qui fait de lui le dieu le plus vénéré. Sa particularité réside dans le fait que sa jovialité se manifeste physiologiquement et s’exprime par l’art. Aussi il échappe à l’ordre établi, en cela qu’il ne respecte rien car il est beaucoup trop ivre pour respecter quoique se soit. Beaucoup le prennent donc pour fou mais peu comprennent la signification de ses oracles. Le culte d’Aïdigalayou correspond à l’affranchissent de tous les codes rigides de la morale écrasée inconsciemment par la volonté de jovialité que leur procure leur dieu. Ainsi les hommes se libèrent par un sentiment de  plénitude provoquée par l’exaltation de leur moi qui n’est plus contrôlée que par les instincts humains.

Par extension, on peut considérer le Héros Jovial comme son fils spirituel. Mis à part cela, Aïdigalayou déteste la choucroute et les pendules à coucou.


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Portrait approximativement daté de 422 av. J.C.

Publié dans : Fragments posthumes
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Vendredi 21 mars 2008

On a suffisamment parlé de Mai 68 ces temps-ci pour que j’éprouve moi aussi le besoin physiologique de l’évoquer ici, submergé par les spasmes viscéraux de mon animalité barbare. Inutile de proférer ici sommes d’ignominies soporifiques - qui m’ennuieraient moi-même - sur cette révolution de bas étage, posons-nous plutôt les bonnes questions. En effet, je vous le dit, en ces temps de commémoration aussi insipides qu’insignifiants, la question n’est pas tant de savoir si Mai 68 à eu lieu, mais de savoir si un autre Mai 68 est possible ! A cette question je répondrai non. Aucun autre Mai 68 n’est possible ! Si l’on perçoit l’événement révolutionnaire comme positif, que dis-je, historique ! Si l’on a bonne opinion de ce soulèvement solidaire, de cette mobilisation tout à fait exceptionnelle de la jeunesse estudiantine et du peuple, et bien on regrettera qu’un autre Mai 68 ne soit possible, comme je l’ai dit plus haut. Alors à qui la faute ?

La jeunesse, enfermée dans un individualisme pathologique, s’ennuie, dort, tout en se satisfaisant néanmoins de son mutisme réjoui. Il n’est guère probable qu’un mouvement soudé, fraternel et enjoué s’éveille de leurs âmes apathiques. Oui mais comment blâmer cette jeunesse somnolente sans blâmer le responsable, le seul, l’unique coupable de l’avilissement de ces indigents qui pour le coup ne sont pas muselés par leur propre connerie, mais par une plus basse, une plus terrible, une plus grave, une plus insupportable. Je vous le dis, le seule et l’unique responsable de la déchéance juvénile, de l’emprisonnement des nouveaux étudiants pourtant soumis à la plus morne précarité, le responsable de ce cataclysme chaotique qui fait qu'il ne peut y avoir d'autre Mai 68 ; le responsable, le seul, l'unique, c’est : Mai 68 ! Oui Mai 68 et persoenne d'autre, voilà le coupable, Mai 68 et ses mouvements libéralisateurs qui ont en même temps miné l'exercice de la liberté. L’Etat se trouve ainsi aussi libéral que la société qui peut tranquilement se rendormir, et sa jeunesse en premier, dans son confort, dans son triste confort……
Alors faites comme moi, pissez sur Mai 68 !

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Des pavés qui peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

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Jeudi 20 mars 2008

Voilà des mois, voilà des années que l’on dénonce le comportement de la Chine, que l’on fustige son irresponsabilité intolérable, en invoquant pour ce faire, l’avenir même de l’humanité. Il n‘aura échappé à personne que la Chine est non seulement le principal artisan de la destruction proche de la Terre, mais en plus, tend à en avoir le monopole. En prétextant la poursuite inexorable de son développement économique, social, culturel,….la Chine ne fait que poursuivre en vérité un processus vieux de deux siècles, enclenché par les européens,  celui de l’anéantissement net et définitif de notre planète. Le fait que ce processus soit engagé ne justifie en rien qu’on le poursuive me direz-vous, et pourtant, tout le monde connaît cette magnifique objection répandue un peu partout : « Eh pourquoi que la Chine elle polluerait moins d’abord, l’Europe elle a pollué pareil avant, d’abord ! » Je dis d’accord. D’ailleurs, on se fout bien de notre gueule dans cette affaire, parce que, jusqu’à preuve du contraire, l’homme n’est qu’un animal, il est partie intégrante à la faune de Dame nature, il est un produit de la Terre. Simplement, il est vrai qu’il s’est montré singulièrement perspicace quant à l’utilisation des ressources que lui offrait Mam’zelle Terre. Bon, et alors ? L’humanité a fait un pas immense dans la maîtrise, dans l’exploitation des richesses terrestres, dans le progrès scientifique. La honte s’abat sur l’homo erectus avec ses silex et ses bâtons. Enfin tout ça pour dire, vous l’aurez compris, que la Terre est la seule responsable de sa décrépitude ! Et ce n’est sûrement pas à l’homme de lui venir en secours, de se mêler de ses affaires pour prétendument essayer de la sauver ! Cessons de s’apitoyer sur le sort de cette vulgaire sphère qui n’est même pas le centre de l’univers ! Et puis si la Terre n’est pas aussi fragile qu’on le dit, eh bien elle n’a qu’à se débrouiller toute seule ! Et compter par sur moi pour trier mes détritus ou éteindre les lumières. Car non seulement j’ai peur du noir et en plus, est-ce que les chinois le font ? Non ! Eh bien il n’y aucune raison que je le fasse ! quant à la Terre, si elle explose, ça sera bien fait pour elle, elle avait qu’a faire comme ses congénères et ne par chercher à monter qu’elle n’était pas n’importe qui en voulant, sotte qu’elle est, abriter l’existence humaine. Je le répète, qu’elle se débrouille ! Et qu’elle explose si elle est une mauviette ! Qu’elle nous pète à la gueule si elle est incapable de contenir à peine six milliards d’individus (dont un milliards de chinois !)

Mais revenons-en à la réalité qui se trouve être, pour nos scientifiques, si tout va bien, ce qu’on baptise vulgairement ou en termes journalistiques, la fin du monde. Parce que peut-être que c’est pas de notre faute mais c’est au moins la faute des chinois. D’ailleurs apprenons-nous que dans deux ou trois ans, le rejet de CO2 des mandarins aura doublé voir triplé. Alors pourquoi donc continuent-ils à polluer impunément ? Pourquoi chercher impérativement à accélérer le processus fatidique ? Ont-ils comme leurs voisins japonais des tendances suicidaires ? Ou est-ce plutôt la faute à l’économie qui ne pourra jamais rimé avec écologie ? A moins que ce ne soit pour faire chier le Tibet !

Le problème du pollueur-pollué.

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